Paulunetourtel

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Mot clé - théorie

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19 novembre 2007

la question de 10h00

Monsieur Martin Hirsch, Haut commissaire, auprès du Premier ministre, aux Solidarités actives contre la pauvreté sert-il à quelque chose ?

- Monsieur qui ?

15 novembre 2007

la question de 10h00

Monsieur Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants sert-il à quelque chose ?

- Monsieur qui ?

19 septembre 2007

si tu tubercules comment veux-tu que...

La méthode Hazebrouck

Cette méthode, en fait, je n’y suis pour rien. J’ai juste écouté, fermé ma bouche, hoché la tête et approuvé. J’étais en train de découvrir que cette méthode était faite pour moi. Au premier abord, c’est le genre de théorie fumeuse qui accompagne les longues soirées d’été. A la fin surtout. Quand, après avoir repris du pain pour finir la sauce, du fromage pour finir le pain, du vin pour finir le fromage et du vin pour finir le vin… Quand, même les moustiques, s’écartent dégoûtés de nos jambes prélassées. De ces théories là ! C’est un mien cousin qui me l’exposa. De suite, elle m’illumina.

Hazebrouck est une ville du Nord. Si l’expression n’était déjà prise, je dirais qu’Hazebrouck n’existe pas et je sais de quoi je parle : j’y suis né ! Les flandres ! Le cœur ! Autour ? Des champs ! Plats sauf le Mont des Cats ! Au dessus, le ciel. Des kilomètres et des kilomètres de ciel. Sans doute du vent. Beaucoup, souvent. Et de la pluie !

Ma naissance, ça commence à faire quelques décennies. Je n’y suis pas resté. Mon mien cousin, si ! A proximité ! C’est toujours plus facile de faire des théories quand on habite dedans. Elle est de lui cette théorie, et d’un autre avant lui…

A Hazebrouck et aux alentours il y a des gens. Des fermes avec des paysans dedans. Autour des fermes : des champs. Des patates qui poussent, des betteraves, de l’herbe que des vaches mangent, du blé, du colza, du maïs… mais surtout des patates. La patate, ça se plante à un moment de l’année et se récolte ensuite à un autre moment de l’année. Entre temps, sous le soleil ou sous la pluie, la patate elle pousse. Selon la philosophie du paysan à qui appartiennent les tubercules, elles seront plus ou moins aspergées de produits phytosanitaires. A perte de vue, des champs de patates. Pendant quelques trop courts jours, c’est beau, c’est en fleur. Ça fait de petites fleurs blanches ou violettes. C’est joli. A perte de vue ! Rectilignes, alignées, rangées… des patates.

Alors, les gens d’Hazebrouck et des environs s’adaptent : quand la terre dit que c’est l’heure de planter, ils plantent, de traiter, ils traitent, de ramasser, ils ramassent… C’est comme ça ! Quand c’est bon à ramasser, y ramassent ! C’est ça la méthode Hazebrouck. Quand il faut ramasser les patates pas de question ni d’état d’âme, pas de rhume, de bronchite ni de cystite… coup de pied au cul et tout le monde au ramassage. Point !

Et maintenant une page de publicité

Dow, dow, dow… Face à un problème en apparence insoluble, le genre qui « prend la tête », vite, appliquez sur la surface douloureuse la méthode Hazebrouck. En quelques secondes ramenez votre salmigondis existentialiste à une seule et essentielle question. Celle qui résume tout, qui englobe et embrasse… L’alpha et l’oméga de votre imbroglio cérébral, familial, marital, professionnal, sexual, amical… Trouvez votre unique question, posez là et répondez-y par oui ou par non car quand arrive l’heure cruciale de l’arrachage et du ramassage, plus rien d’autre ne compte. Sinon coup de pied au cul ! Quand faut aller à patates, alors faut aller à patates.

Point !

Le reste n’est que litière pour chat.

Merci mien cousin.

4 juillet 2007

théorie complet

Avoir une théorie sur tout, c’est rassurant. Ça tombe bien, j’ai des théories sur tout !

Dans la série, régalez-vous entre amis, je vais vous livrer une astuce, un truc formidable pour transformer un après-midi de lèche-vitrine avec votre moitié, en moment de détente et de franche rigolade.

Prenez n’importe quelle boutique de vêtements. Avant d’entrer d’un pas décidé, prenez le temps de vérifier l’état de fraîcheur des femelles vendeuses. Choisissez de préférence une jeune vendeuse blonde et fortement poitrinée. Ce dernier point n’a aucune incidence sur le bon déroulement des opérations, mais il n’y a aucun mal à se faire du bien.

Vous avez sélectionné votre cible et vous entrez d’un pas décidé et alerte dans l’antre – illuminé et souvent surchauffé – de la vêtitude, sous le regard ébahi de votre moitié.

Subjuguée, cette dernière se rue à votre suite dans l’antre illuminé et, face à votre bonne volonté saintespritesque, vous propose de vous rhabiller de pied en cap… courant déjà à la recherche de polos, chemisettes, tee-shirts, pulls, bonnets, chaussettes, popelines…

Avec un sourire complice, vous entrez et sortez de la cabine d’essayage, accumulant sur les patères tout ce qui vous va (malgré une corpulence ne répondant à aucune norme européenne connue) et tout ce qui vous plaît ! Des mètres carrés de tissu couverts de symboles, de logos, dessins, phrases… imprimés, floqués, reprographiés afin que vous puissiez, en toute circonstance, vous reconnaître aisément entre congénères d’une même espèce.

Votre moitié, toujours sous le choc et sous oxygène, vibrionne parmi les rayons, apportant sans relâche de nouveaux carrés de tissus imprimés et cousus entre eux !

De temps en temps, la vendeuse à forte poitrine s’approche et s’enquiert avec professionnalisme de votre bien-être. Vous êtes rouge, le visage luisant de sueur, les cheveux en bataille, les lunettes de travers d’avoir trop enfilé et désenfilé polos, tee-shirts… mais la belle feint de ne rien voir et vous interroge aimablement sur le degré de plénitude auquel vous êtes arrivé dans votre acte d’achat. Son objectif étant de vous aider par tous les moyens (sauf sexuel) à atteindre une sorte de nirvana cartebanqueste… Quand, lors de ses différentes inquisitions, son regard mesure l’évolution croissante de la pile contenant vos futures acquisitions, son cœur bondit dans sa poitrine. Pour quelques minutes, vous allez être le centre de toutes ses attentions, la cible de tous ses sourires.

Profitez, gavez-vous en, car cela ne saurait durer…

Si elle porte un badge, nommez-la par son nom : Christine à votre service, Fabienne à votre service, Samantha à votre service… Etrange, elles ont toutes le même nom !

Pendant que la belle, tout sourire, reprend une par une vos acquisitions et les réordonne pour le passage en caisse, demandez-lui gentiment quelle sera la remise qu’elle va vous consentir en échange de vos services. Comme elle ne semble pas comprendre ce que vous dites, précisez :

- De combien sera ma rémunération pour l’espace publicitaire que je vais représenter ?

Comme la belle fronce les sourcils au dessus de ses fabuleuses excroissances mammaires, résumez plus simplement en montrant du doigt les logos et symboles qui ornent les faces, dos ou manches des tissus bigarrés qu’elle vient subitement d’arrêter de plier.

- Ces gens-là payent des cul-de-bus pour mettre leur logo dessus… et moi je dois payer pour porter le même logo… Etrange ! Comme je me considère au mois l’égal d’un cul-de-bus – vous voyez, je pète pas haut ! juste l’égal – je souhaite être rémunéré ou tout le moins indemnisé pour le transport et la diffusion quotidienne d’une marque commerciale.

Le tout sur un ton neutre, bienveillant, à peine condescendant. Restez très pro ! A ce moment-là, en général, la chose qui vous fait face ne sourit plus du tout et a déjà fait un ou deux pas prudents en arrière.

Gardez l’air ingénu et assénez le coup de grâce :

- alors ?

- alors quoi ?

- quelle remise ? Est-ce que vous me payez pour la pub ?

- non !

- rien ?

- rien !

- rien ?

- ben non !

- bon, ben je vais prendre le bonnet.

- …

Ouiiiii l’autre, là le Paul… il avait dit « un moment de détente et de franche rigolade », c’est tout le contraire ! Ma moitié fait la gueule et le regard de la blonde ressemblait plus à un cancer en phase terminale qu’à une invite à une orgie de sexe.

Hé, ce n’est pas de ma faute, je n’ai jamais dit que la franche rigolade, c’était avec les autres… c’était juste pour vous…

J’ai appelé cette affaire, la théorie du cul de bus ! Essayez, ça marche !