Paulunetourtel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

19 novembre 2007

la question de 10h00

Monsieur Martin Hirsch, Haut commissaire, auprès du Premier ministre, aux Solidarités actives contre la pauvreté sert-il à quelque chose ?

- Monsieur qui ?

13 avril 2007

cheeeeeze

Ça y est, les douze se sont installés en face de chez moi. Cela faisait déjà plusieurs jours que les employés municipaux s’activaient dès potron-minet. Bruit de marteau, jurons dans le matin blême. Ça devait ressembler à ça l’installation des échafauds. Ici, les pauvres, devant l’extension des candidats à la magistrature suprême (c’est comme ça qu’ils disent dans France-Info !) ont dû bricoler des panneaux supplémentaires, repeindre les numéros. La longue rangée de contreplaquée est enfin installée devant l’école. Le lendemain, Jean marie faisait son apparition. Il restera seul durant trois jours, sur l’emplacement de Nicolas (mais c’est une coïncidence, s’pas !). Et depuis hier, comme si les états-majors de campagne s’étaient passé le mot, les douze panneaux sont sagement recouverts d’affiches multicolores. Chacun bien dans sa case. Je crois qu’ils doivent prendre des cours de communication suprême, là aussi, pour nous sortir des affiches aussi moches et aussi ringardes. La mère Ségo dans un vilain noir et blanc essaye de se la jouer « studio Harcourt », celui de chasse pêche et pochtron ferait pâlir l’affiche de « prison break » tellement il ressemble à un évadé de QHS, Arlette a utilisé sa classique photo d’identité, celle qu’elle a faite quand Staline était encore au pouvoir, pour José la moustache, c’est sans doute un ami berger qui a dû prendre le cliché avec son portable, tellement elle est sombre, Devilliers occupe toute la place, à tel point qu’il n’a pas pu mettre de slogan, jean marie brame toujours sur le même ton ses ignominieuses pensées, vous regardant bien dans l’œil gauche, Voynet flotte en flou sur un fond vert pisseux… et je pourrai continuer comme ça… Comme-ci les directeurs de la communication avaient eu la même idée au même moment. Faut faire simple, pas trop beau, pas comme Loréal, faut faire dans l’accessible, dans le simple que la masse s’identifie plus facilement. Ils vont bientôt devoir se rajouter des boutons ou des cicatrices pour faire encore plus proche, plus peuple.

Moi, je veux des belles affiches qui clinquent, je veux des filles à poil, des slogans qui hurlent, des idées qui rigolent et pas cette rangée blafarde de têtes même pas vraies qui ressemble plus au mur où l’on accroche les photos des disparus dans un commissariat de quartier qu’à la crème de la politique française.