Paulunetourtel

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Mot clé - la défense

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22 octobre 2007

les doigts de l'homme

Les hommes naissent libres et égaux sauf si la mère fume et boit son RMI pendant la grossesse, sinon ça va !

Comme dirait une africaine :

"les d'oits de l'homme d'acco'd ! Du moment que j'a''ive à avoi' mon o'gasme"

20 octobre 2007

des bouchons

Des gens sérieux, d’un organisme sérieux, payés sérieusement pendant de longues années, ont, après de sérieuses études, calculé que nous passerons en moyenne et en temps cumulé, deux ans de notre vie dans les bouchons…

Je passe environ 10 minutes (en comptant large) par semaine dans des bouchons. Disons 2 heures par an…

{ longue pause pour les calculs }

Soit, je dois vivre encore 8000 ans pour atteindre le chiffre de 2 années, soit j’aimerais bien connaître celui ou celle qui bouchonne pour moi, le remercier, la remercier…

5 octobre 2007

un talon vaut mieux qu'une semelle crêpe...

- vous savez ce qui paye vraiment, Bernard ? Vous savez ?

L’autre ne sait pas et quand le patron se barre dans ses théories fumeuses…

- ce qui paye, moi je vais vous le dire… Ce qui paye c’est le sperme d’étalon. Ça, Bernard, c’est du nan nan, des milles et des cents… J’ai vu un reportage sur la 6 l’autre soir…

Bernard ne bouge pas, acquiesce. Le sperme d’étalon, tout ce qu’il veut, c’est lui le boss. Pour l’instant il fourgue des chaussures cousues par des gamins de 12 ans dans d’immondes entrepôts aux couleurs criardes, et il arrive à faire un fric dingue avec ses groles à 2 balles… Alors s’il pense que le sperme…

- mais je ne vous ai pas tout raconté, le sperme de canasson, c’est mort… Tout le monde en fait… Ils ont bien compris ! Non, ce qu’il faut faire c’est dans le sperme de taureau… Ah j’vous jure, vous connaissez le prix d’un bon taureau ? Bernard ?

Bernard regarde, par-delà le grand bureau directorial, scintiller les tours de la défense. Ça va être coton de se dégotter un taureau par ici…

22 juin 2007

la défense

Je suis au milieu du néant. J’ai tourné à droite pour quitter l’esplanade et chercher de l’ombre. Il y a quelques arbres, des arcades, moins de gens qui passent, des flaques de soleil sur les dalles de béton et des petits murets sur lesquels s’asseoir. A gauche, débouchant de sous une tour, des routes, rues, allées sans trottoir et partout, partout des gens qui marchent. Lentement, rapidement, seuls, à deux, en groupe, silencieux ou bruyants, partout des gens qui marchent vers quelque part. C’est un spectacle fascinant. Tous ces gens donnent l’impression formidable d’avoir une vie rapide, rayonnante, bondissante, exaltante… Une de ces vies trépidantesques que le monde entier nous envie. Une vie de la télé, une vie de série américaine où jamais personne ne va aux toilettes ni n'a d’hémorroïdes ! Que du mouvement, rien que du mouvement, chaque minute devant être digne d’un plan d’Alias ou de Terminator… Rien que du mouvement et des phrases, par millions, entières, tout le temps. À des voisins, des voisines, collègues ou patron, à des téléphones ou même à des chiens… J’en ai même vu un qui s’adressait à Paris, comme s’il parlait à une vieille maîtresse alcoolique. Rien que ça, aucun silence, aucune pause... jamais !

De là où je suis installé, j’ai le temps de regarder. C’est pour ça que j’ai quitté l’esplanade. Trop de visages, trop de corps en mouvement, volontaires, aux trajectoires rectilignes. Du plus loin de mon regard, que des petites taches noires occupées à se mouvoir sous le regard impassible des tours d’ivoires. Et encore plus haut, des avions.

À côté de moi, dans la jardinière où poussent des arbustes et des plantes grasses, se déroulent les mêmes scènes. Exactement les mêmes. Chez les fourmis.