Paulunetourtel

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Mot clé - insurgé

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26 octobre 2007

chouettos...

« Ce verbe sert de copulatif, en liant le sujet d'une phrase à l'attribut (le ciel est bleu)… »

Définition que je viens de trouver dans un dictionnaire numérique…

« Nicolas est cocu », ça marche aussi comme exemple ?

25 octobre 2007

des chiffres rigolos

…5 788 lieux de privation de liberté en France, sans compter les voitures zet les fourgons… Chouettos, non ?

22 janvier 2007

Insurgé toi-même

Régulièrement, France-Info fait le décompte des morts z’et des attentats en provenance d’Irak. Avant et après le journal : la bourse, la météo, l’état des routes… Le tout au format presse-purée afin d’y pouvoir coller une p’tite pub. « La météo avec les poulets fermiers du Gers »… Et maintenant un petit point sur l’escalade de la violence en Irak : « Le nombre de morts en Irak avec les pompes funèbres de la Liberté. Transport de corps toutes distances, embaumement sur place, location de pleureuses, souffrance visible des proches et de la famille… ». Cela fait des mois que mes ami(e)s journalistes débutent leur chronique joyeuse par l’escalade de la violence… Sauf qu’à force d’escalader, ils ne trouvèrent plus de marches. « Aujourd’hui, encore un nouveau pas en avant dans l’escalade, ou dans la montée de la violence…" A force, une âme charitable et néanmoins parisienne a dû se charger de leur signaler. L’on a dû se moquer, se gausser lors d’un dîner, car depuis quelque temps, ils n’escaladent plus… Ils décomptent bêtement : les morts, les blessés, les voitures piégées, les kamikazes, les origines religieuses et ethniques. J’imagine l’envoyé spécial de France-Info sur place, à genoux dans dix centimètres de tripailles, en train de fouiller et de retourner des morceaux de cadavres sanguinolents pour essayer de déterminer l’origine ethnique et religieuse du reste encore chaud, éclaté sur la vitrine d’un marchand de chaussures. Quel métier j’vous jure !

Et puis, comme c’est trop compliqué de comprendre une situation lointaine sans quitter le bar de l’hôtel (avec piscine), ces hommes de métier, fiers et indépendants, participent activement aux briefings de l’armée américaine et renvoient à leur rédaction des papiers bien ficelés qui expliquent simplement la situation. D’un côté, les méchants, appelés les insurgés et de l’autre les bons, appelés les GI’s. Simple et facile à comprendre !

Sauf que ça fait déjà un bail que le terme « insurgé » me carotte gentiment un coin de la tête. Employer le mot insurgé pour des hommes et des femmes dont le pays a été envahi unilatéralement me chatouille le citron. Est-ce bien l’exact terme à employer dans ce cas ? Durant la seconde guerre, les hommes et les femmes du maquis étaient des résistants pour la France Libre et des terroristes pour vichy, la milice et les allemands… Serions-nous en train de mélanger des mots ? De confondre ? De laisser dire ? Ce petit mot anodin serait-il employé à dessein ? J’ai pas fait le décompte, mais il a fallu un sacré paquet d’escalades pour que je me décide. Un grand jour ! Aujourd’hui, dans un immense élan culturel je suis allé voir Robert. Le petit.

« Insurger (s’) v. pron. … V. Révolter (se). Peuple qui s’insurge contre un tyran… »

Je l’invente pas, c’est le Robert petit qui le dit ! … contre un tyran !

Avec le pendu, le peuple ne s’insurgeait pas, avec Walker Buch, le peuple s’insurge contre un tyran… y a pas à dire, cela participe d’une réelle amélioration.