démerde toi, personne t’aidera…
Mot clé - guide pratique
15 septembre 2008
liberté
Par paul le 15 septembre 2008, 12:52 - n'importe quoi !
Avant les journaux, il fallait les acheter. Ce n’était point commode. Il fallait se déplacer, faire la queue et se montrer dispendieux pour une information aléatoire… Maintenant c’est mieux, les journaux, ils sont gratuits et des hordes de d’jeunes vous les posent d’autorité dans les mains à l’entrée des gares. Arrivé dans le tgv, c’est bien, il y a aussi un journal gratuit posé sur chaque siège. C’est drôlement bien ! Comme ça tout le monde à la même (et la bonne) info au même moment. C’est bien pour les conversations et la liberté de la presse… heu, pardon, la liberté de la pub !
Vous l’aurez compris, je reviens d’un voyage à Paris.
France-info-prose
Par paul le 15 septembre 2008, 09:00 - France-info
« Un majeur et trois mineurs arrêtés en corse pour le mitraillage d’un commissariat. » Et le pouce ? Hein ! d’où qu’il est le pouce ? Certain que c’est lui le meneur.
Allez, les pandores, encore un effort.
12 septembre 2008
des algues ondulantes et des soirs sans...
Par paul le 12 septembre 2008, 09:00 - Dans mon village il y a...
Sont rigolos les poissons. Deux soirs que je me pose au même endroit. Au bout d’un ponton béton. Tout du long. Entre deux bouquets d’algues pose ma canne… cette sarabande ! Bouchon posé aussitôt plongé ! Les deux soirs. Métronome incroyable. Vent et soleil, clapot ou d’huile, qu’importe ! Aussitôt posé, aussitôt plongé pour ressortir le poisson argenté.
Hier et avant hier. Ce soir rien ! Nada, kerpouik (c’est du breton) ! Zob (c’est de moi) ! Aussitôt posé, aussitôt rien. Deux heures, rien…
A quoi donc réagissent les poissons ? Pourquoi d’un soir sur l’autre des milliers de ventres blancs disparaissent de mon coin d’algues ondulantes ?
Hein pourquoi ?
10 septembre 2008
prévision 1
Par paul le 10 septembre 2008, 09:00 - les p'tites résistances
et pendant ce temps là, des milliards (de dollars de préférence) disparaissent. Faillites colossales, nationalisations outrancières... bientôt brouette de biftons contre baguette de pain. Vous rappelle rien ?
9 septembre 2008
prévision 2
Par paul le 9 septembre 2008, 09:10 - les p'tites résistances
Septembre 2008.
L'opinion publique des pays démocratiques est à la fois troublée et soulagée par les accords de Moscou. A sa descente d'avion, Nicolas Sarkozy, toujours plein d'illusions, n'hésite pas à affirmer que Dimitri Medvedev «est un homme sur qui l'on peut compter lorsqu'il a engagé sa parole».
Bon je déconne, dans le vrai texte, il faut remplacer « Nicolas » par « Chamberlain », « Moscou » par « Berlin » et « Dimitri Medvedev » par qui vous savez. Vous rappelle rien ?
8 septembre 2008
france info : le retour aussi
Par paul le 8 septembre 2008, 10:40 - France-info
Pas plus tard que ce matin. En franceinfo dans le texte : "Une rixe a mal tourné...
J'en ai laissé tomber ma tartine...
Je ne savais pas qu'une rixe pouvait bien tourner.
22 octobre 2007
la question de 10h00
Par paul le 22 octobre 2007, 10:00 - n'importe quoi !
Monsieur Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et la Pêche sert-il à quelque chose ?
- Monsieur qui ?
12 avril 2007
la tuerie du circonflexe
Par paul le 12 avril 2007, 14:58 - n'importe quoi !

Une fois encore, vous allez assister à une démonstration giflante, une de celles qui vous collent par l’évidence qu’elle dégage. Déjà, en premier, le titre. La tuerie du circonflexe. Ça c’est du titre de compétition. Riez ! Moi je l’aime bien mon titre. Vous verrez, plus tard quand les journaux reprendront cette appellation, ils seront obligés de me copyrighter et de me royaltiser. La tuerie du circonflexe. A moi le bon nan nan ! « Croustipâte » devient « Croustipate ». Non mais ! C’est écrit en bleu et en gras. « Croustipâte » devient « Croustipate ». Agence de pub, homme marketing, réunion à 16h, maquettes, rush, plaquette, logo, coûts… « Croustipâte » devient « Croustipate », quand même, l’agence qui à réussit ce coup là, chapeau ! Refaire tous les packagings pour un circonflexe, je vous dis pas la trouvaille. Exit le circonflexe. 2007 sans circonflexe. Et dire que les managers vont devoir communiquer sur ce nouveau concept pour que leurs équipes en mettent un coup. Sacré chalenge ! La bizarrerie, c’est qu’au dos de l’emballage, ils n’expliquent pas. Ils disent seulement que « Croustipâte » devient « Croustipate » pour encore mieux me servir avec toujours une aussi bonne qualité. Ils disent des tas de choses mais pas pourquoi ils ont fait péter le circonflexe. J’y tenais, moi, à mon circonflexe et puis j’aime pas qu’on m’explique pas. Je m’enrage, je me bute, je grommelle… Comme si la vie elle était déjà pas un peu compliquée pour supprimer des circonflexes comment ça sans prévenir. Je n’ai qu’un seul geste (après une semaine de grommellement) : RR. Non, pas Rolls-Royce, mais Rescousse Robert. Page 794 « pâte » « préparation à base de farine délayée (à l’eau, au lait), pétrie le plus souvent avec d’autres ingrédients (levure, sel, sucre, etc) et destinée à être consommée cuite, principalement sous forme de pain ou de gâteau. » Limpide comme définition. J’ai beau chercher, « pate » sans circonflexe n’existe pas. D’ailleurs, mon correcteur fait ses petites vaguelettes rouges sous « pate ». Vous ne le voyez sans doute pas, mais moi je les vois, il manque un truc. Il manque le petit chapeau qui fera disparaître les vaguelettes rouges. Voilà, par la tranquille disparition du chapeau, les gens de chez Croustipate se sont affranchis de la définition du dictionnaire. Dorénavant, plus d’obligation d’eau, de farine ou de levure… Ils pourront, en toute bonne conscience changer les ingrédients à leur guise, sans que l’on puisse réclamer ou se rebeller. Ils n’auront qu’à nous montrer du doigt la place vide du circonflexe !
25 mars 2007
des lotos…
Par paul le 25 mars 2007, 08:43 - Dans mon village il y a...
Dans mon village l’amuserie number one, c’est le loto. Dans les environs c’est aussi l’amuserie number one ! D’où je viens c’était plutôt la belote ou la manille. Ici c’est le loto. La moindre parcelle associative organise une fois l’an son loto. C’est obligé, comme un rite initiatique. Tu fais vraiment association, groupement d’humains que quand tu organises ton petit loto à toi au moins une fois l’an ! Sinon tu fais pas vraiment parti ! T’es à la marge, au bord. Foot, tarot, pétanque, accordéon, rugby, bibliothèque, randonneurs, véttéteurs, volleyeurs, ekcétéreur… Une fois ou l’autre dans l’année, nous y avons droit. Samedi prochain, grand loto, quine et double quine, carton plein… Avec des lots à gagner, mazette, des jambons, du vin, des filets garnis, des cochons, un canard, du vin encore… z’aiment bien le manger par ici ! Au début, dans une sorte de professionnalisme ethnologique, je me suis rendu à ces réunions genre Tupéroir du terroir… pour voir ! Ça vaut le coup de s’y rendre. C’est du sérieux. Y a même des huissiers qui vérifient, des rites, des mots, du jargon, du bruit, des cris, des sifflements, du désappointement… Et dans le coin à droite, y a forcément la buvette. Pour ceux qui ne jouent pas, mais qui regardent les autres jouer tout en buvant. Eux, c’est pareil, ils crient quand tout le monde hurle, ils se taisent avec les autres. Ils ne jouent pas, mais participent de toute leur âme. Et puis c’est pour la bonne cause qu’ils ne décollent pas du zinc, c’est pour les amis de l’école ou les amis du foot, ou les amis du rugby… pour acheter des maillots, un filet ou partir en classe verte… pour la bonne cause qu’ils descendent l’une après l’autre des Heineken tièdes. La salle des fêtes est encore fraîche et aérée. Bientôt elle sentira la sueur et le parfum mélangé des 400 personnes attablées, des crêpes, de quelques pets et rots discrets, du café… Heureusement que l’on ne fume plus dans ces endroits.
Donc, le loto, pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas cet admirable passe-temps, c’est comme le loto de dans le poste. Vous avez des grilles cartonnées (que vous achetez à l’entrée), découpées en rectangles chiffrés. 5 par ligne. 3 lignes par carton. Les habitués, les accros ou les pros font la queue devant la porte de la salle des fêtes pour être les premiers à choisir les cartons. C’est scientifique ! Ils ont leurs chiffres fétiches, leurs combinaisons gagnantes, leurs martingales imparables. Ils sont les premiers devant la porte de la salle des fêtes. Ils choisissent, des rides plein le front, pour aller ensuite s’asseoir en famille. Ils ne bougeront plus pendant quatre heures. Souvent les cartons sont verts. Pendant la cérémonie, des animateurs officient sur l’estrade. Une personne fait tourner les boules marquées d’un numéro dans une sorte de lessiveuse transparente (comme à la télé je vous dis !), les sort une par une et les passe à l’animateur qui les hurle à la salle. L’animateur est là pour dire les numéros, les enjeux de la partie et une connerie différente par numéro. Ici, quand tombe le 81, numéro de notre département, la salle pousse des soupirs béats de contentement et des rires de joie. Quand sort le chiffre honni 12, la salle hurle, siffle et tempête, car le 12 représente nos voisins les Aveyronnais, qui comme chacun sait sont des gens pas comme nous et qui nous le rendent bien. Donc, ça c’est pour l’ambiance. L’animateur pousse ses hurlements et la salle dispose sur ses petits cartons verts des jetons ou des grains de maïs sur le numéro tiré par le hasard. Quine est le mot de code qu’il faut hurler quand vous êtes le premier à avoir les cinq chiffres de votre grille recouverts par un jeton ou un grain de maïs. Vous vous souviendrez : QUINE ! Après il faut lever bien haut le bras pour qu’un vérificateur bénévole et assermenté vienne vous enlever votre grille à fin de vérification. Si vous ne vous êtes pas lamentablement trompé, le vérificateur revient avec votre carton et votre lot. Alors, vous êtes content. Surtout quand c’est un cochon ou du vin. Il peut avoir des doubles quines et des cartons pleins. Ça, c’est à la fin pour les supers lots, genre téléviseur, VTT ou autres indispensabiltées.
Le législateur est arrivé jusqu’à nous puisque dorénavant le maïs est interdit. Mais l’intelligence de l’homme ne s’est pas laissé entraver par cette basse manœuvre. L’homme il a inventé le « kit spécial loto ». Les jetons sont transparents, pour bien distinguer les numéros, bombés pour une meilleure manipulation et surtout, surtout cerclés d’un anneau de métal. Car dans le « kit spécial loto », vous avez également une sorte de hochet en plastique dont le grelot a été remplacé par un aimant. Vous n’avez qu’à survoler la zone du carton vert que vous voulez démarquer pour que tous vos jetons viennent se coller à votre hochet. Ça fait plein de petits bruits, clac, clac, clac… multipliés par 400 personnes quand l’animateur annonce la fin de la partie en disant : « vous pouvez démarquer ».

y a pas que moi qui cause