Monsieur Martin Hirsch, Haut commissaire, auprès du Premier ministre, aux Solidarités actives contre la pauvreté sert-il à quelque chose ?
- Monsieur qui ?
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19 novembre 2007
Par paul le 19 novembre 2007, 10:00 - n'importe quoi !
Monsieur Martin Hirsch, Haut commissaire, auprès du Premier ministre, aux Solidarités actives contre la pauvreté sert-il à quelque chose ?
- Monsieur qui ?
16 novembre 2007
Par paul le 16 novembre 2007, 10:00 - n'importe quoi !
Madame Rama Yade, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme sert-elle à quelque chose ?
- Madame qui ?
15 octobre 2007
Par paul le 15 octobre 2007, 07:00 - France-info
France-Info, m’a abandonné fort lâchement lors des élections de notre Boris Eltsine national et je lui en ai gardé quelques tenaces rancunes pour cet affront. En bref, fâchés à mort (surtout moi) !
Depuis, j’oscille, perplexe, entre France-culture et France-Musique : « Papa, on peut changer, c’est nul… ».
Sauf qu’avec le temps, cette savoureuse radio litotière, cet habitacle feutré, d’où sortent aussi régulièrement que l’œuf de la poule, des bouquets de mots alignés comme des perles, qui font mes petits bonheurs matutinaux… mes amis du 105.5, mes énervés du découpage temporel sont revenus à la maison… J’ai retrouvé mon paradis perdu.
Sur une île déserte : France-info !
28 septembre 2007
Par paul le 28 septembre 2007, 08:17 - France-info
« Adoptez un Birman »
« Le Birman facile »
« Devenez bonze en 10 leçons »
« L’immolation par le feu sans peine »
« Créez votre junte et répressionnez sans peine »
« Prendre le pouvoir c’est bien, le garder c’est mieux »
« La faim, outil de gouvernement »
…
Bientôt dans toutes les bonnes librairies
18 septembre 2007
Par paul le 18 septembre 2007, 07:00 - France-info
Quarante personnes ont passé la nuit dans un gymnase. Wouuuah, cool… ça c’est du scoop ! Du tonnerre de dieu ! Vache ! Quarante personnes, tu penses bien. Enorme ! Soixante millions d’autres ont dormi dans un lit ou dans des cartons mais il faut qu’ils* nous causent de ces quarante-là sur leur lits de camp. Va comprendre Charles…
*la rédaction de France-info au grand complet
12 septembre 2007
Par paul le 12 septembre 2007, 07:00 - France-info
Je n’y avais jamais prêté attention avant, alors qu’il était là sous mes yeux. A un moment ou à un autre, dans la journée, France-info, mon corbillard préféré, cause des sous des autres. Autrement dit : la bourse, le Cac et toutes ces choses. Des gens qui parlent de choses simples avec des mots compliqués et des airs de cagoulards pour bien tenter de nous faire comprendre que mazette, la bourse faut pas y aller seul ! Faut faire appel, faut demander et payer cher des services de traduction et d’accompagnement… Encore une histoire de mot. Toujours la même histoire, en somme. La bourse c’est bien quand ça grimpe. Alors là, mazette du superlatif à la pelle. Des tas, des gros, des alambiqués, à n’en plus pouvoir. Le gonze qui exulte dans le poste, il doit avoir potassé dur pour trouver les synonymes, les mots qui disent, qui décrivent… Le sommet, le patron et son euphorie, les actionnaires et leurs bons gros dividendes… Toutes ces choses qui ressemblent à de la science-fiction. Votre banquier vous appelle souvent pour vous demander sur quel compte il doit virer vos dividendes ? Non ? Tiens, dommage, ça doit être rigolo. Bon, je m’égare. Le rôle du journaliste boursier c’est de nous convaincre que ça va bien, que les risques n’existent pas, que ça va bien. Puisqu’on vous dit que ça va bien, ils l’ont dit dans le poste. Bon. Alors quand la bourse elle baisse, quand les marchés soubresautent et que le journaliste en sueur doit quand même meubler sa minute sans effrayer le petit porteur, le voilà fort marri… Il parle alors de consolidation, de prise de bénéfice, de pause après trois semaines consécutives de hausse… Imaginez dans la tête du possesseur d’action euro-tunnel, quand le flagorneur radiophonique annonce toutes ces prises de bénéfices alors que l’annonce précédente disait : « à midi, le CAC est en baisse, moins un virgule trente-cinq pour cent. Pour faire le point à la mi-séance, nous rejoignons tout de suite Antoine Bernard ». Et d’abord c’est quoi comme nom ça : Antoine Bernard ? Un pseudo ? Le gars, il doit changer de nom pour pouvoir travailler. Sans doute qu’il a tellement souvent retrouvé ses pneus crevés dans le quatrième sous-sol qu’il préfère maintenant s’appeler Antoine Bernard ! Et pourquoi par gilbert Bertrand, Paul Éric Victor ? A j’vous jure que la vie est amère et les déceptions nombreuses… Il est rassuré le petit porteur, il repart à l’usine heureux. Il sait qu’il participe à son humble niveau à la grande course universelle. Il sait inconsciemment qu’il est dans le vrai, il attend son heure… La bourse baisse, simplement sous l’effet de prises de bénéfices… Mieux encore, l’heureux homme sourit dans le métro car il pense à tous ces hommes et ces femmes qui, par leur vente massive, contribuent à consolider la bourse, sa bourse. Ça tombe bien, lui il est content car il a plein d’action d’eurotunnel et une bourse consolidée c’est mieux pour lui. Alors il est content. Bien sûr il n'est pas bête, on ne la lui fait pas à lui ! L’est pas con, il sait bien que ça baisse… Enfin, quand même… Mais rien de catastrophique car, une fois bien consolidée, la bourse repartira… Comme en 29 ?
3 juillet 2007
Par paul le 3 juillet 2007, 11:18 - France-info
Bon, je suis sûr que ce n’est pas eux ! J’en suis sûr et certain ! Peuvent pas inventer un truc pareil. No possiblo ! Pas suffisamment de moyens, z’ont beau avoir des cartes de presse en bronze, pour inventer un concept pareil faut de très grosses « cojones», des en plomb…
Mardi midi, les rubriques se suivent et se ressemblent… un doux et rassurant train train, les nouvelles du monde. A force d’être toujours la même chose, elles en deviennent rassurantes, les nouvelles du monde. Rien de bien nouveau… quelques attentats déjoués (chez nous), quelques kamikazes explosés (chez les autres), un trou au dessus de nos têtes, des petits hommes dans des costumes qui parlent et s’agitent. D’autres qui râlent et s’agitent aux propos des premiers, des soldes, des courses, de la bourse, de la météo sans oublier le SPORT et des p’tites rubriques régionales, technologiques et culturelles… rien de très nouveau. Sauf à la rubrique sport équestre quand le centaure de France-info me fait un point matutinal et personnel des tas de courses qui vont se tenir sur tout un tas d’hippodromes devant tout un tas de retraités… commence à me donner les chiffres du pénétromètre… Nous y voilà ! Un pénétromètre !
- Tu te rends compte Maurice, Longchamps est à 4,2 au pénétromètre… Mince ! Col du jabot va s’enliser, c’est sûr… Té !
Je me jette sur la rousse qui en a bien besoin d’un pénétromètre, la coquine… et découvre : « en technologie, appareil de mesure, par pénétration, de la dureté d'un corps, d'un matériau ». Ben mon n’veu… Qu’est ce qu’ils peuvent bien pénétrer ? Le cheval, le jockey ? Partout, maintenant, tout le temps faut donner des repères au peuple (les français ont le droit de savoir !), des couleurs pour les vigilances de Météo France, les échelons de Richter, des indices de confiance, de crème solaire, d’échec au bac, boursiers, de pollution, d’ozone, des taux, des grilles, des barèmes, des points… toujours savoir où l’on se situe… pas être perdu un seul instant. Tout mesurer…
Et le conneritomètre, c’est qui qui l’invente ?
4 juin 2007
Par paul le 4 juin 2007, 08:32 - écrivement
Ils sont marrants ces blogeurs mono tâche, mono sujet. Surtout que depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, chacun y va de son tempo, de son sujet, de son credo. J'aime bien cette volonté farouche de l'asticot accroché à son steak. C'est un truc. Un sujet unique, que je te déroule d'un bout à l'autre de l'année. La politique, le rugby, des sujets phares, quoi. J’en reçois, j'en lis, je m'intéresse... Un sur deux, sur trois, par semaine... C'est le côté sempiternel qui me gêne. J'aime ne pas connaître la saveur de la fournée du matin. Je préfère ! Un petit côté surprise que j'aime bien. Et quand tu prends un sujet, un number one, un unique. Quand tu décides de tous les jours raconter, déblatérer, pamphletiser, prophétiser, tirabouletrouger, massacrer, pétrifier, dénoncer, vilipender, excrémenter, éhonter, villacoubler, sacramenter, sixfeetunder… tous les jours que Dieu fait, sans oublier un seul. Dimanche et férié ! Faut un ton, des envolées, de la récurrence... du talent. Du big maousse...
Au début de Paul, je me suis dit que moi aussi, j’allais le faire. Tous les jours ! Un déchaînement, RTL et France-Info, le monde et Charlie-Hebdo... Pas un jour absent, accroché blafard à l’écran. Je voyais déjà les gros titres... Le tirage, avec la couverture en couleur. Ma qué, le Paul, il en est vite revenu... Il y a trop de microscopiques à voir, partout dans le vaste monde de mon jardin, pour ne tirer que sur un seul fil. Qu'ils se débrouillent ! J’ai bien vite laissé tomber l'idée des billets comme dirait son banquier.
Si je ne m'occupe pas de la disparition des circonflexes, qui le fera ?
3 juin 2007
Par paul le 3 juin 2007, 07:09 - France-info
En ce moment, je cherche de nouveaux métiers, des trucs idiots. Et si je faisais ça et si je faisais ci. Comme ça, pour m'imaginer. Genre vendre des trucs sur ebay, déposer des brevets... Bref m’agiter un tantinet. Acheter des actions Bolloré, ce genre de choses. Oui, dans la boule quiès, investir ! 15% de plus par an, ils l’ont dit sur France-Info. De la croissance ! Investir ! Écouter la bourse avec Lexmark, imprimantes réversibles et solutions pour l'entreprise. Écouter ! Se faire une idée... Même mon parasol-hamac, je devrais le déposer. Sûr et certain. Un tabac ! J'ai tout prévu... Pas très compliqué sur le principe, du temps et un peu d'argent. Du temps et de l'argent…
Au lieu de ça, je collectionne les trèfles à quatre feuilles. Un ou deux par jour que je trouve. Une sorte de don. Je me plante au-dessus d'une touffe, d'un parterre... Et si quatre feuilles il y a, à un moment je le vois. Il est là, dessiné, bien clair sur le reste du vert. Je n'ai plus qu'à me baisser... Quelquefois, dans le doute, j'écarte du pied… Bien vérifier, être sûr. Mais souvent je le vois, comme une évidence au milieu de tous les autres. Au milieu des trois, je vois le quatre. Rongé, grignoté, parfois parfait, mais toujours quatre.
La seule chose, avec le trèfle à quatre feuilles, la seule chose importante à savoir, c’'est qu'il ne faut pas penser. En aucun cas ! C'est avéré, j'ai essayé, vérifié... Il ne faut pas penser. Une seule pensée et tout disparaît, rien ne s’éclaire. Alors que sans pensée, tout arrive...
Je les pose, couverts de rosée encore, entre les pages d'un recueil du vieux Charles.
« Les fleurs du mal » pour unique linceul, c'est pas si mal pour un trèfle à quatre feuilles.
29 mai 2007
Par paul le 29 mai 2007, 06:12 - France-info
Heureusement qu'il me reste France-Info... Quand le trouble m’envahit, quand mon moral tutoie les semelles de mes chaussures, je branche le poste, « toute l’information, toutes les 7 minutes… ». Il y a toujours une miette, une perle… quelque chose qui va me baûmer le cœur… Et cette fois, ça ne rate pas ! La signification des postures équines dans l’univers méconnu des statues ! Rien que ça !
Je vous l’accorde, on s’en fout un peu, mais si un journaliste, avec sa carte et tout, s’est fendu d’un papier et en plus s’il a réussi à le vendre à ma radio préférée, c’est que ça doit avoir son importance dans le contexte actuel… J’imagine en comité de rédaction : « Dis donc Marcel, et les statues équestres, on le passe à la place du discours du Président ? » Donc, j’écoute et je tiens compte.
Si la bête de bronze a les deux pattes antérieures qui ne touchent pas le sol, le militaire qui chevauche l’animal est mort au combat.
Si l’équidé n’a qu’une seule patte en l’air, le militaire coulé dans le bronze a été blessé dans un combat, mais n’est décédé que plus tard…
Par contre, si les deux pattes antérieures du cheval métallique posent bien par terre… honte à son cavalier prestigieux qui n’a été que légèrement blessé et n’en est même pas mort… Il a sans doute fini, bien au chaud, au fond d’un état-major ou chef de cabinet du ministère de la guerre.
Et enfin, si la statue représente un généralissime écrasé sous un cheval les quatre fers en l’air, alors cet abrutissime est mort écrasé sous son cheval…
Dans la rubrique « les essentiels », il y a aussi la couleur des deux R entrelacés sur la calandre des Rolls-Royce… Mais c’est une autre histoire.
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y a pas que moi qui cause