C’est l’été, dans deux jours les grandes vacances (je sais, je suis lent ! Nous sommes déjà l’automne mais quand je l’ai écrit nous étions vraiment à deux jours des grandes vacances. Autant dire le siècle d’avant !). Bon dieu, les grandes vacances ! Pas un cinéaste, un écrivain, un photographe qui ne s’y soit abreuvées… l’enfance et les grandes vacances. Même l’ami P. et ses madeleines… Faudrait bien une entière vie pour se souvenir de cette autre vie d’avant, celle de l’enfance et des grandes vacances.
C’est peut-être cela que d’être parent, en fin de compte. Retrouver ce que nous avons été pour comprendre ce que sont nos enfants. Les fulgurances qui leur traversent la tête, ce sentiment d’éternité, ces questions et ce présent absolu qui les caractérisent. Notre présent à nous c’est de la gnognote à côté du leur : no futur, no passé, juste une succession interminable d’instants T !
C’est peut-être cela, être enfant, obliger ses parents à se souvenir…
À quel moment avons-nous quitté le présent pour commencer à compter au futur pour, en toute fin, conjuguer au passé ?
A quel moment ?

y a pas que moi qui cause