Paulunetourtel

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25 octobre 2007

des chiffres rigolos

…5 788 lieux de privation de liberté en France, sans compter les voitures zet les fourgons… Chouettos, non ?

13 septembre 2007

le 29 à asnières (suite)

Dorénavant, quand vous serez convoqué par votre banquier pour discuter du dépassement chronique et abyssal de votre autorisation de découvert, vous n'aurez qu'à arguer, à l'instar d'Antoine Bernard et de son CAC volage, que vous êtes, vous aussi, en phase de consolidation… Ni baisse, ni perte mais un parfait contrôle de la situation. Un choix serein dans la consolidation de votre passif. Essayez, ça peut marcher.

12 septembre 2007

le 29 à asnières

Je n’y avais jamais prêté attention avant, alors qu’il était là sous mes yeux. A un moment ou à un autre, dans la journée, France-info, mon corbillard préféré, cause des sous des autres. Autrement dit : la bourse, le Cac et toutes ces choses. Des gens qui parlent de choses simples avec des mots compliqués et des airs de cagoulards pour bien tenter de nous faire comprendre que mazette, la bourse faut pas y aller seul ! Faut faire appel, faut demander et payer cher des services de traduction et d’accompagnement… Encore une histoire de mot. Toujours la même histoire, en somme. La bourse c’est bien quand ça grimpe. Alors là, mazette du superlatif à la pelle. Des tas, des gros, des alambiqués, à n’en plus pouvoir. Le gonze qui exulte dans le poste, il doit avoir potassé dur pour trouver les synonymes, les mots qui disent, qui décrivent… Le sommet, le patron et son euphorie, les actionnaires et leurs bons gros dividendes… Toutes ces choses qui ressemblent à de la science-fiction. Votre banquier vous appelle souvent pour vous demander sur quel compte il doit virer vos dividendes ? Non ? Tiens, dommage, ça doit être rigolo. Bon, je m’égare. Le rôle du journaliste boursier c’est de nous convaincre que ça va bien, que les risques n’existent pas, que ça va bien. Puisqu’on vous dit que ça va bien, ils l’ont dit dans le poste. Bon. Alors quand la bourse elle baisse, quand les marchés soubresautent et que le journaliste en sueur doit quand même meubler sa minute sans effrayer le petit porteur, le voilà fort marri… Il parle alors de consolidation, de prise de bénéfice, de pause après trois semaines consécutives de hausse… Imaginez dans la tête du possesseur d’action euro-tunnel, quand le flagorneur radiophonique annonce toutes ces prises de bénéfices alors que l’annonce précédente disait : « à midi, le CAC est en baisse, moins un virgule trente-cinq pour cent. Pour faire le point à la mi-séance, nous rejoignons tout de suite Antoine Bernard ». Et d’abord c’est quoi comme nom ça : Antoine Bernard ? Un pseudo ? Le gars, il doit changer de nom pour pouvoir travailler. Sans doute qu’il a tellement souvent retrouvé ses pneus crevés dans le quatrième sous-sol qu’il préfère maintenant s’appeler Antoine Bernard ! Et pourquoi par gilbert Bertrand, Paul Éric Victor ? A j’vous jure que la vie est amère et les déceptions nombreuses… Il est rassuré le petit porteur, il repart à l’usine heureux. Il sait qu’il participe à son humble niveau à la grande course universelle. Il sait inconsciemment qu’il est dans le vrai, il attend son heure… La bourse baisse, simplement sous l’effet de prises de bénéfices… Mieux encore, l’heureux homme sourit dans le métro car il pense à tous ces hommes et ces femmes qui, par leur vente massive, contribuent à consolider la bourse, sa bourse. Ça tombe bien, lui il est content car il a plein d’action d’eurotunnel et une bourse consolidée c’est mieux pour lui. Alors il est content. Bien sûr il n'est pas bête, on ne la lui fait pas à lui ! L’est pas con, il sait bien que ça baisse… Enfin, quand même… Mais rien de catastrophique car, une fois bien consolidée, la bourse repartira… Comme en 29 ?