Sont rigolos les poissons. Deux soirs que je me pose au même endroit. Au bout d’un ponton béton. Tout du long. Entre deux bouquets d’algues pose ma canne… cette sarabande ! Bouchon posé aussitôt plongé ! Les deux soirs. Métronome incroyable. Vent et soleil, clapot ou d’huile, qu’importe ! Aussitôt posé, aussitôt plongé pour ressortir le poisson argenté.

Hier et avant hier. Ce soir rien ! Nada, kerpouik (c’est du breton) ! Zob (c’est de moi) ! Aussitôt posé, aussitôt rien. Deux heures, rien…

A quoi donc réagissent les poissons ? Pourquoi d’un soir sur l’autre des milliers de ventres blancs disparaissent de mon coin d’algues ondulantes ?

Hein pourquoi ?