ça y est, vont encore dire que je coupe en quatre, que je cérébrale mesquin… ça s’est passé exactement ce matin. J’étais en train de trempouiller gentiment mon morceau de fougasse et son demi centimètre de beurre dans mon café tout en laissant errer mon regard sur le plan de travail de la cuisine. Petit Verdun dédié au dieu miam, miam. En français dans le texte : couvert du bordel de la veille. Je contemplais un gros tube de sel planté là. Marqué dessus « Sel » en gros et « fin » en plus petits caractères. Je suis plutôt habitué à une baleine, quelque chose qui rappelle la mer… même si l’on a peu vu de baleine depuis un siècle du côté de Saint Hilaire de Riez (Vendée !)

Les gars du marketing de la marque « chante sel », sans doute à cours de baleine et d’imagination ont représenté une montagne. Avec, en avant plan, une sorte de glacier…

Petit cheminement cérébral entre le neurone qui me hurle de retourner me coucher et celui qui veut un autre café… Une montagne pour représenter la mer… drôle d’idée… A moins que… non, ils n’auraient pas osé ! Je me précipite lentement sur mes lunettes et le gros tube de sel… cherche le symbole FR dans la petite pastille.

Tout petit écrit : « sel issu de mers anciennes ». Véridique !

Je sale mes frites avec de tous petits morceaux d’Himalaya.

Si ça, ce n’est pas bouffer la planète à pleines dents !

Spécial dédicace pour Marylou :

"C’est de l’infini quotidien que naît l’essentiel."

Bath, hein ? C’est de moi !