Cette fois-ci, c’est décidé, je râle…

« Merde, bordel de chiasse, putain… merde encore… Enfoiré de bordel de suceur de pneu… »

Je râle et, pour une fois, je vais vous causer de mes petits malheurs récents. Si je tenais celui qui a pondu cette débile phrase « Un mal pour un bien » ou « à toute chose malheur est bon » ou à peu près… Je t’en foutrais, moi, des bons malheurs, des bons emmerdes…

Dimanche matin, 8h30. Devant chez nous. Sur plus de 500 mètres de trottoir, deux seules voitures : les nôtres. Garées sagement sous le givre. Ligne extrêmement droite. 8h30, énorme bruit de ferraille en mouvement essayant d’entrer dans une autre ferraille à l’arrêt. Nos deux voitures abîmées, la mienne plus que celle de mon épouse.

Pandore, constat, pansement sur la tête du jeune conducteur… Gyrophare, plateau, garage et tuti quantique… Bon. Lui en tord, nous pas. Du bruit, de la gêne, des papiers, des photocopies, quelques courriers et le tour sera joué, me dis-je en prenant mes cannes à pêche… Verra ça demain.

Assurance, expertise, garage et coup de téléphone de l’expert : « M’sieur v’ôte voiture là, elle est économiquement non réparable… ». Je suis content d’apprendre que je possédais jusqu’à dimanche 8h30 un véhicule économiquement non réparable… En bref cela veut dire que les frais de réparation sont plus élevés que le prix de la voiture. Moi qui pensais connement que les assurances assuraient. Qu’elles étaient là pour aider le citoyen lors de coups plus ou moins durs… J’ai encore dû rêver tout d'bout !

Ben oui, mais si je veux quand même la faire réparer ? « La différence est à v’ôte charge » me répond l’expert courtois, « Ensuite vous aurez à… » suis une liste d’emmerdes et de frais longue comme le bras, que déclanchera ma décision (limite hors-la-loi) de faire quand même réparer ma voiture. C’est pas que j’y tenais, mais je venais de finir de la payer (bordel !) et je comptais tranquillement la finir. « Le mieux c’est que vous en rachetiez une… » Ben tiens, tu me prêtes des thunes pov’ pomme ?

Voilà, sagement dans mon droit, je me retrouve sans caisse pour plusieurs semaines avec le choix entre acheter une autre voiture ou payer dans les 1000 à 1500 euros pour pouvoir récupérer l’ancienne. « C’est la version basse, termine l’expert, si, au moment des travaux l’on trouve autre chose c’est aussi à v’ôt charge… ». Du genre à manger des patates jusqu’à noël 2008… Chiottasse !

Le truc qui m’indigne le plus c’est cette obsession du législateur à pondre des lois qui poussent à la conso, toujours plus à la conso. Pensez-vous que les hordes de législateurs gras pensent vraiment à notre petite santé ? Vraiment ? En fait, sous le couvert de nous faire rouler dans des boîtes en fer de plus en plus sûres, ils n’ont qu’une idée en tête : faire marcher les industries, tourner les machines... Et l’on sait que l’automobile fait partie de ces petits joyaux nationaux qu’il faut absolument choyer. Vous, nous, le reste… ne sommes que litière pour chat.

Cette nuit j'ai rêvé d'un grand feu avec tous les législateurs dedans.

C’est donc pour ça que nos arrières grands vieux se sont fait dessouder par trillion ? Hein, vous croyez vraiment qu’ils pensaient à tout ça quand ils prenaient des pluies d’obus si serrés sur la tronche qu’ils ne pouvaient même plus prier ?

T'as pas cent balles ?