sixfeetunder…
Par paul le 4 juin 2007 - écrivement - Lien permanent
Ils sont marrants ces blogeurs mono tâche, mono sujet. Surtout que depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, chacun y va de son tempo, de son sujet, de son credo. J'aime bien cette volonté farouche de l'asticot accroché à son steak. C'est un truc. Un sujet unique, que je te déroule d'un bout à l'autre de l'année. La politique, le rugby, des sujets phares, quoi. J’en reçois, j'en lis, je m'intéresse... Un sur deux, sur trois, par semaine... C'est le côté sempiternel qui me gêne. J'aime ne pas connaître la saveur de la fournée du matin. Je préfère ! Un petit côté surprise que j'aime bien. Et quand tu prends un sujet, un number one, un unique. Quand tu décides de tous les jours raconter, déblatérer, pamphletiser, prophétiser, tirabouletrouger, massacrer, pétrifier, dénoncer, vilipender, excrémenter, éhonter, villacoubler, sacramenter, sixfeetunder… tous les jours que Dieu fait, sans oublier un seul. Dimanche et férié ! Faut un ton, des envolées, de la récurrence... du talent. Du big maousse...
Au début de Paul, je me suis dit que moi aussi, j’allais le faire. Tous les jours ! Un déchaînement, RTL et France-Info, le monde et Charlie-Hebdo... Pas un jour absent, accroché blafard à l’écran. Je voyais déjà les gros titres... Le tirage, avec la couverture en couleur. Ma qué, le Paul, il en est vite revenu... Il y a trop de microscopiques à voir, partout dans le vaste monde de mon jardin, pour ne tirer que sur un seul fil. Qu'ils se débrouillent ! J’ai bien vite laissé tomber l'idée des billets comme dirait son banquier.
Si je ne m'occupe pas de la disparition des circonflexes, qui le fera ?

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