y a un piano
Par paul le 2 juin 2007 - Dans mon village il y a... - Lien permanent
Il y a un piano, alors j'en joue. Je tape sur le clavier. Je fais du bruit. Des dizaines de minutes par jour. J'aurais eu une scierie, je serais en train de faire des planches et débiter des troncs... Avec l'odeur. Là, c'est un piano. Ou une charrue, un atelier de peintre, une corderie. Si j'avais une corderie, je ferais des cordes. Je regarderais mes mains faire des cordes au milieu d'un long hangar de 126 mètres de long. Pas moins ! En ce moment, je travaille un air. Je peaufine... Toujours le même, ça va faire une semaine. Et personne pour me dire…

Commentaires
Pense a Murray Perahia, un des plus grands pianistes actuels, qui a "osé" sortir une nouvelle interprétation des Variations Goldberg de JS Bach, des années après la référence absolue de Glenn Gould. Et il a dit : "Cela fait 30 ans que je joue cette oeuvre. Et là, je pense avoir trouvé une voie interessante. Une interprétation différente".
La classe ! (cette oeuvre est extrêmement difficile...)
Chaque jour, remettre son ouvrage sur le métier...
merci Fred pour ces précisions encyclopédiques... Dorénavant je penserai à Murray Perahia et avec humilité, je remettrai mon ouvrage...
Ou alors, faites-vous plaisir, tout simplement, sans taper et sans faire de bruit. Ce n'est même pas une question d'humilité, c'est une question sensorielle.
Ok, je recommence... Pourquoi ne pas vous faire plaisir, tout simplement, mais sans taper et sans faire de bruit ? L'encyclopédie c'est bien mais les révélations sensorielles c'est mieux...quant à l'humilité, elle n'est peut-être pas liée au "niveau"
Sûr de sûr, Maaame ! (avec la voix du copain de mauvaise vie de Pinocchio quand ils jouent au billard, sur l'île au plaisir)
Bravo pour votre livre et votre site.