un dimanche comme un autre
Par paul le 18 avril 2007 - écrivement - Lien permanent
Nous sommes le mercredi 18 avril 2007, plus que 4 jours avant dimanche. Ce jour-là, j’en suis convaincu, il fera beau. La veille, j’aurai, avec un plaisir non dissimulé, débranché mon réveil. Ce matin-là, quand le sommeil m’aura définitivement quitté, je m’habillerai avec lenteur et avec mes habits de la veille et, s’il fait beau, j’irai en claquettes chercher du pain, de la brioche et des chocolatines (c’est comme ça qu’ils disent ici pour pain au chocolat). Quand je rentrerai, l’eau chaude aura terminé sa métamorphose et sera devenue café odorant. Nous pourrons alors nous attabler et manger ensemble. Après le déjeuner, les enfants réclameront sans doute de regarder un film récent que je n’ai pas téléchargé sur internet et que je n’ai pas copié sur un DVD inscriptible. Il ne fait aucun doute que je répondrai par l’affirmative à cette requête. Une fois la cafetière entièrement vidée, je glisserai mes pieds dans mes vieilles bottines de jardinage. Je prendrai alors le temps de me rouler une cigarette que je fumerai tranquillement en parcourant des yeux les massifs à bêcher, les parcelles du jardin à semer, les allées à désherber, le gravier à ratisser... En remontant vers la cabane où je range les outils de jardinage, je regarderai une nouvelle fois avec attention les volets qui attendent depuis deux ans une nouvelle couche de peinture. Je choisirai à ce moment-là mon activité matutinale. Puis midi viendra. Après m’être lavé les mains, j’installerai la table sous le parasol entre les deux gros tilleuls. D’une salade et d’un peu de fromage arrosé de vin de pays nous ferons un agréable repas. De temps en temps, je déplacerai le parasol afin de conserver une zone d’ombre propice à la glace que nous ne manquerons pas de nous offrir en fin du repas. Repu, zébré de quelques courbatures supportables, je déciderai sans doute de m’octroyer une légère sieste. Rapide et réparatrice. Des bruits humains me parviendront du rez-de-chaussée et berceront mon sommeil. La fenêtre ouverte sur le jardin apportera son lot d’odeurs, de chants d’oiseaux et de scooters. A mon réveil, nous irons sans doute faire un tour à vélo, ou nous emmènerons les enfants faire du roller jusqu’au skate-park, à moins que nous ne continuions à jardiner jusqu’à la première fraîcheur. Portes et fenêtres ouvertes, chacun vaquera à ses jeux ou à ses tâches… Des mots, sans doute peu, seront échangés. Le temps s’écoulera jusqu’au soir, comme ça et ça sera bien ! Ah oui, entre-temps, je serai allé voter !
Bon dimanche à tous.

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