Je propose que l’on fasse autrement, histoire de changer un peu… Par exemple, si on disait qu’on serait en grève tout le temps et, que de temps en temps, les médias annonceraient à l’avance avec joie et effusion les jours ou bus, trains, avions, métros, RER, TER circuleraient !

La gaieté et l’allégresse se propageraient dans tout le pays, les lignes téléphoniques s’encombreraient de rendez-vous à la dernière minute, d’urgences misent en branle ! Le journaliste de France deux, l’œil gourmant, hurlerait sous la voûte métallique de Montparnasse pour couvrir les cris de joie, l’effervescence, les hurlements, les embrassades et cavalcades de milliers de personnes. Montant et descendant de trains bondés. Personne ne voudrait prendre le temps de répondre à ses questions idiotes, tellement pressé de retrouver un autre comme lui, un autre être humain.

Ce serait rudement bien.