Paulunetourtel

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18 décembre 2007

soir

Ah ! ça y est, c’est reparti ! J’allume les lumières, un rôti dans le four, Mozart et ses sonates (Nom de dieu, je suis tombé sur quelques-unes… d’une incroyable modernité, un rythme époustouflant… Je ne savais pas, moi ! J’entendais toujours : Mozart par ci, Mozart par là, gnan, gnan… Mais franchement je ne savais pas…), un chat qui mâchouille tout ce qui bouge, des enfants en phase bain, pyj’, manger, dessiner, rummiskuber, lire, chanter, mettre les chaussures de maman et faire des clac, clac, clac avec les talons partout dans le salon…

Moments comme j’aime. Mon ressac. Ma fin de journée (je vous ai pas raconté ? Lundi de merde !), mon terminus, mon sas, mon retour…

L’impression de remettre mon costume d’humanité.

17 décembre 2007

bille en tête

La folie des billes a de nouveau envahi la cour de récréation. En une semaine sont tous devenus dingues avec ça… À l’heure de la récré, quand je vais m’aérer en fumant une clope sur la terrasse (non, non, ce n'est pas incompatible), j’ai l’impression d’entendre une invasion de criquets, … ça claquette et criquette de partout.

En général, cela s’arrête à la première bosse ! Ah oui, vous croyez qu’ils jouent aux billes, de celles de notre enfance (œil-de-chat et gallot !) Rigolez ! Les markéteurs sont passés par là ! Les plus grosses ressemblent à des petites boules de pétanque : boulard, trillard, mammouth… Monstres de verre aux couleurs chatoyantes, opaques ou transparentes.

Nos mômes ne se contentent plus de surfaces planes, ils jouent désormais en 3D ! Les jettent en l’air, grimpent et sautillent dans tous les sens…

Quelquefois ça tombe sur le crâne d’un « petit » qui passait par là, à la recherche d’une partie...

Après le directeur passe dans les classes pour interdire et le silence retombe sur mes pauses clopes.

des élections

« Conserver et améliorer les équipements sportifs… » Merde, c’est mon programme électoral, me suis trompé ! Mélange de pinceaux. S’cuzez !

J’ai comme qui dirait décidé de me bouger le derrière. Je vais faire partie des milliers, dizaine de milliers, centaines… ? de personnes qui vont réunionner et stratégier jusqu’en Mars 2008 (on se retrouve ensuite autour du pot de l’amitié).

Mars 2008, les municipales !

Au fait, les nez de bœuf (zet les nez de vache) qui ne seraient pas encore inscrits sur les listes… Un conseil : bougez-vous la couenne !

Déjà que les principes de notre belle démocratie bananière pourraient tenir sur un timbre-poste (écrit gros), alors faut pas laisser passer, se désintéresser…

Les plus grandes avancées ne sont jamais arrivées du haut… les plus grandes chienlits, si !

Alors bougeage… qu’importe la direction (dans certaine limite, of course !) du moment qu’il y a mouvement.

Bougeage, vous-dis-je…

14 décembre 2007

démocratie circulaire

Ce que j’aime bien dans la démocratie, c’est son côté démocratique !

Pendant quelques semaines on dépense des valises de millions, on débat à tous les étages, on polémique, on vilipende, on conteste et meeting, affirme haut et fort, tant et plus… descend dans la rue, on s’agite, l’on prend position et l’on n’en démord pas… on court d’un média, tchape en direct sur des blogs déserts, les quotidiens titrent et les mensuels débattent de fond… Bref on parole de vérité d’un bout à l’autre de l’échiquier. Après on vote, on dépouille, on commente. Après encore quelques semaines ça se calme et on recommence à jouer au loto.

Ce qui est bien avec le côté démocratique de la démocratie, c’est qu’une fois qu’on a voté NON à un truc où il fallait voter OUI, ben deux ans plus tard nos représentants démocratiquement élus (là aussi) décident de voter OUI comme c’était prévu au départ.

un chat

c’est idiot un chat

c’est rayé

ça dort, ça bouffe

ça défèque infâme

et quand ça ne fait pas tout ça,

ça fait plein de films dans sa tête

avec des souris, des oiseaux, des lézards, des mouches et des abeilles…

et puis sautille, bondit et court

partout comme un dingue

c’est idiot un chat

13 décembre 2007

tapons-nous sur le ventre...

Je ne suis pas du genre à faire circuler toutes les pièces jointes que des amis, collègues et autres relations bien intentionnées déposent avec une constance et une obstination qui force l’admiration dans ma boîte mail.

Comme-ci, le fait de transmettre la création d’un autre leur permettait de devenir un petit peu créateur eux-mêmes…

Cette fois-ci, je bafoue mes principes et je copyright celui qui le souhaite. Découvrez les nouvelles couvertures du grand classique « Martine »…

5 minutes de bonheur simple... Pour les ceusses qui ont power point sur leur PC...

http://paulunetourtel.artimots.com/public/Les_nouveaux_albums_Martine.pps

12 décembre 2007

trip au lit

Le militant milite

Le militaire aussi

L’or pépite

Le fer crépite

Les crêpes au sucre aussi

Les écrivains écrivent

Les continents dérivent

Les églises se vident

Les échevins s’acheminent

Les pochtrons avinent

Les marocains tajinent

Les images ginent

Les misters binent

Les terres hinent

Les Philippes aussi

Les tantes tinent

Les goujons taquinent

L’ongulé équine

Noa aussi (parce que la quinoa)

Et tout ça pourquoi ?

11 décembre 2007

à l’hôtel Kadhafi, je me fais un trip au lit

Ce qu’il y a de bien avec la mondialisation c’est qu’elle n’abolit pas seulement les frontières, mais elle supprime et délite aussi les mémoires…

Le furieux fennec du désert vient villégiaturer 5 jours dans sa tente bédouine (haut débit à tous les tapis). Bien sûr, ça râle un peu dans les divers landerneau, mais bon, à la radio, ils s’empressent d'ajouter qu’à la clef il y aurait, paraît-il, 5 milliards de contrats. Des contrats portant sur divers électroménagers portatifs (chars, avions et un nombre important de phallus métallique à propulsion arrière…). Alors, s’il y a 5 milliards, alors hein ?

Si c’était juste pour faire du business, z’auraient pu le faire directement par mail, par fax, par télex, par pigeon, par chameau ou par mouette rieuse… Sinon, ça servait à quoi de la faire la mondialisation ?

mon CV au Médef

Cette année on a merdouillé sur les timings. Entre deux trajets d’activités mercreditesques et enfantines, des temps d’attentes, des no mans’lands courts et paradoxalement un peu longs se sont intercalés. Une heure pour ainsi dire, 60 minutes et autant de seconde par minute. Laps de temps d’attente pour que l’un ou l’autre de mes amours entre ou sorte d’une activité musicale ludique et incertaine.

C’est comme ça ! Faut attendre… et pendant ce temps je ne peux entreprendre grand chose. Ni biographie complète, ni travaux légendaires, ni grand dessein, ni rien… Juste trainouiller une heure, avec sous le bras, la pochette contenant un cahier couvert de gammes et de participations.

Comme le souhaite si très fort l’ensemble de nos énarques, je me suis mis en quête de remplissage.

Le temps mort, comme son nom l’indique est mort, mais le temps étant soi-disant de l’argent, ma conscience citoyenne et républicaine me poussa à trouver quelque chose à faire durant ces parenthèses de temps inoccupées, non productives, beurk, caca…

Un enfant à mes côtés, me mis-je ainsi à parcourir les rues adjacentes de l’école nationale de musique de G.

Pour finir par atterrir au Picotin, vieux bistrot jaunâtre : son billard, son baby-foot et son énorme patron moustachu…

Lors de mes premières visites, mes oreilles n’en crurent pas leurs oreilles… blues, jazz à pas croire, vieux rock à pleurer par terre, du pur bœuf, de l’extra comme pas possible… Je me suis approché semaine après semaine du patron, du bar et de l’étagère où il range ses CD… Ali baba et les 40 rockeurs, à faire pleurer un contrôleur de la Sacem… A pas croire possible dans cette bonne ville de G., Face au garage Opel et au local de l’USPTT section cyclotourisme.

Depuis, un café, un carnet, un crayon, un enfant, un baby, un billard dans l’odeur jaunâtre du tabac froid. Car le géant patron, finaliste malheureux aux championnats du monde de flemme refuse de brancher l’extracteur de fumée because, après faut nettoyer les filtres et ça lui fait tout un travail… Alors qu’il peut tranquillement parler pêche, chasse avec la faune qui entre et sort nonchalamment au gré des tranches horaires…

Nous ? Ben nous on cause musique… La dernière fois : un solo de 20 minutes de Christian Wonder, cultissime créateur et batteur de Magma. On reste planté là, les yeux dans le vide et dans la musique… à juste attendre que le temps passe.

Avec un CV comme ça, ils ne voudront jamais de moi au Médef.

Après je rentre vite faire le repas parce que l’après midi c’est foot…

10 décembre 2007

à quoi ça tient...

J’ai découvert pourquoi Jonathan Littell avait obtenu le prix Goncourt… Vous avez sans doute entendu parler de ce pavé de 900 pages, écrit petit, sans espace ni pratiquement aucun retrait de texte. Pavé dans tous les sens du terme. Gris, monumental, froid… excessivement bien écrit.

Il a obtenu son prix grâce aux pages 715, 716, 717 et 718 (pour l’édition Gallimard)! Ni plus ni moins ! Et encore la 715 et la 718 comptent que pour la moitié !

Il a écrit 900 pages, mais ce sont ces quatre-là qui lui ont valu le prix… A quoi ça tient, hein…

Si vous êtes sages (et si vous me le demandez gentiment) je vous dirai pourquoi.

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