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  <title>Paulunetourtel - village</title>
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  <description>les bla bla bla d'un écrivain biographe.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 09:15:30 +0100</pubDate>
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    <title>des chiffres rigolos</title>
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    <pubDate>Thu, 25 Oct 2007 06:56:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>Dans mon village il y a...</category>
        <category>attitude</category><category>automne</category><category>bourse</category><category>cactus</category><category>droit</category><category>enfance</category><category>formation</category><category>insurgé</category><category>Luc Chatel</category><category>RTL</category><category>révolution</category><category>scientifiques</category><category>village</category><category>yom kippour</category>    
    <description>    &lt;p&gt;…5 788 lieux de privation de liberté en France, sans compter les voitures zet les fourgons… Chouettos, non ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>nos amis les belges</title>
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    <pubDate>Fri, 12 Oct 2007 07:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>vrac et divers</category>
        <category>belge</category><category>bière</category><category>village</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La Belgique, ce rieur pays de buveurs de bière est situé près d’Hazebrouck (que les lecteurs de Paul connaissent bien maintenant) dans le nord de la France de l’Europe du nord, de l’hémisphère du même nom… Là-bas. Loin !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En Belgique il y a surtout des belges mais également des wallons, des bruxellois et des flamands. Tout ce petit monde grenouillant à peu près aux mêmes occupations anodines que nous z’autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis français, habitant en France et parlant le Français… et même qu’il y a quelque temps encore je payais ma bière avec des francs… Carré, simple, efficace ! Comme j’aime !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis belge, habitant en Flandre et parlant le néerlandais… et même qu’il y a quelque temps encore, je payais ma bière avec des francs… belges !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Belges sont des gens très joueurs.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>des écoles de danse</title>
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    <pubDate>Fri, 14 Sep 2007 07:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>Dans mon village il y a...</category>
        <category>danse</category><category>village</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je vous ai déjà parlé du loto, notre sport régional, avec ses quines, ses doubles quines et ses cartons pleins. Un sport que pratiquent avec frénésie mes concitoyens. Dans un autre genre, tous les ans, fin mai, début juin, nous avons droit aux galas de danse qu’organisent les écoles du même nom.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand vous inscrivez votre enfant pour la première fois, vous ne savez encore rien de tout cela. Poussée, inspirée par les copines, votre fille (c’est souvent les filles qui dansent) vous déclare vouloir faire de la danse. Bon ! Vous vous renseignez, puis vous l’inscrivez, puis tous les lundis soir ou les mercredi matin (ou les deux !) vous la conduisez pour ensuite la rechercher. A heure et jour fixe, relâche pendant les vacances.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est plus tard que vous comprenez. Trop tard ! Personne n’ayant pris soin de vous expliquer toutes les conséquences de votre anodine inscription… le gala de danse de fin d’année.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les répétitions débutent deux mois avant. En plus des cours habituels. Votre enfant rentre avec de plus en plus de papiers informatifs : achat du costume, horaires précis, vente du DVD de la soirée, assemblée générale de l’association, appel aux dons&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui m’a frappé en arrivant dans cette riante région, c’est le nombre d’écoles en tout genre : salsa, hip hop, jazz, cool, moderne jazz, salon, rock… Du bougage de viande à tous les étages, du remuage d’anatomie... Au moins une école par quartier, par village… Incroyable ! Là d’où je viens, c’était plutôt une par département… et encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La pression monte, les préparatifs se préparent, les mamans font des tartes, des gâteaux, des crêpes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrive le grand soir, la foule se presse. Parents, famille, grands-parents, cousins… Tout le monde est là ! Samedi soir ! Du patchouli à la naphtaline, tout le monde sur son 31. Reste un dernier obstacle. L’entrée ! Car il nous faut payer ! Payer pour voir ses propres enfants, payer pour manger ses propres tartes. C’est l’ami Staline qui doit se gondoler… Sinon, vous pouvez aussi acheter le programme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les lumières se tamisent, le moment tant attendu. Par tranche de 3 minutes, vont défiler sur l’estrade des gamines de 6/7 ans aux exatiques mamans mûres…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jusqu’à 8 ans, c’est rigolo… perdues sous les projecteurs, les gamines sourient, scrutent la foule pour découvrir le visage couperosé de tatie Irène, de mémé ou de papa et son caméscope. Elles regardent ailleurs, parlent et gloussent entre-elles, oublient, partent à droite, sautillent à contre temps… Marrantes. Heureuses d’être là ! 3 p’tits tours et puis s’en vont.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et ça s’enchaîne comme ça. Les petits, les élémentaires, les moyens grands, les petits moyens cours préparatoire première année… A moins que ce ne soit l’inverse. C’est à ce moment-là que ça dégénère. Plus l’âge augmente, plus les costumes raccourcissent. Justaucorps, jupes fendues, marcels baillants, maillots moulants… Jusqu’aux mamans moulées serrées dans d’horribles jupes craquantes en sky noir. Chorégraphie à l’avenant, positions lascives et suggestives… De 10 à 45 ans, les mêmes gestes, les mêmes harmoniques répétés pendant deux heures sur des musiques dont même l’ascenseur du Printemps Haussman ne voudrait pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est qu’elles ont l’air d’aimer ça les bougresses, les cheveux dans les yeux, le corps qui ondule, les deux mains qui montent des hanches jusqu’aux seins. Des grands coups de reins suggestifs... Mazette l’on se croirait à la Star’Ac (En fait, j’en sais rien, je n’ai jamais regardé. C’est juste l’idée que je m’en fais. Le côté agricole en plus !).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ici, tout le monde est beau, les moches, les grosses, les thons, les moyennes, les passables, les vieilles, les jeunes, les bimbos, le reste des autres… Tout le monde bouge plus ou moins en rythme. La salle hurle, les familles se déchaînent, les flashes des téléphones pétillent (On ne peut plus dire « crépitent », ça fait une lurette et demie que plus aucun flash ne crépite !)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le plus surprenifiant dans cette étrange cérémonie humaine, c’est la contraction du temps. En 2 heures vous obtenez un aperçu effarant des états successifs de l’évolution de la gente féminine. De la petitoune avec son sourire édenté en passant par l’ado boursouflée, brillant au nombril, tatouage à l’emporte-fesse, poitrine agressive pour terminer en maman variqueuse et peaud’orangeuse… toute contente de se dandiner encore comme sa fille. En deux heures vous parcourez un demi-siècle de décrépitude accélérée !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le seul hic, dans cette sombre affaire, c’est d’avoir voulu quitter la salle des fêtes villageoise (lumière au néon et acoustique de bergerie) pour se rendre dans un véritable auditorium avec strapontins et tout ! Danser dans une salle des fêtes, ça fait kermesse, ça reste bon enfant. Par contre, la même scénographie approximative sous les sunlights d’une salle de spectacles ça vous a un air de goûter de club des aînés… ruraux, bien entendu.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>y a un piano</title>
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    <pubDate>Sat, 02 Jun 2007 09:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>Dans mon village il y a...</category>
        <category>corderie</category><category>piano</category><category>scierie</category><category>village</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Il y a un piano, alors j'en joue. Je tape sur le clavier. Je fais du bruit. Des dizaines de minutes par jour. J'aurais eu une scierie, je serais en train de faire des planches et débiter des troncs... Avec l'odeur. Là, c'est un piano. Ou une charrue, un atelier de peintre, une corderie. Si j'avais une corderie, je ferais des cordes. Je regarderais mes mains faire des cordes au milieu d'un long hangar de 126 mètres de long. Pas moins ! En ce moment, je travaille un air. Je peaufine... Toujours le même, ça va faire une semaine. Et personne pour me dire…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>des lotos…</title>
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    <pubDate>Sun, 25 Mar 2007 08:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>Dans mon village il y a...</category>
        <category>cochon</category><category>guide pratique</category><category>livre</category><category>loto</category><category>village</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans mon village l’amuserie number one, c’est le loto. Dans les environs c’est aussi l’amuserie number one ! D’où je viens c’était plutôt la belote ou la manille. Ici c’est le loto. La moindre parcelle associative organise une fois l’an son loto. C’est obligé, comme un rite initiatique. Tu fais vraiment association, groupement d’humains que quand tu organises ton petit loto à toi au moins une fois l’an ! Sinon tu fais pas vraiment parti ! T’es à la marge, au bord. Foot, tarot, pétanque, accordéon, rugby, bibliothèque, randonneurs, véttéteurs, volleyeurs, ekcétéreur… Une fois ou l’autre dans l’année, nous y avons droit. Samedi prochain, grand loto, quine et double quine, carton plein… Avec des lots à gagner, mazette, des jambons, du vin, des filets garnis, des cochons, un canard, du vin encore… z’aiment bien le manger par ici ! Au début, dans une sorte de professionnalisme ethnologique, je me suis rendu à ces réunions genre Tupéroir du terroir… pour voir ! Ça vaut le coup de s’y rendre. C’est du sérieux. Y a même des huissiers qui vérifient, des rites, des mots, du jargon, du bruit, des cris, des sifflements, du désappointement… Et dans le coin à droite, y a forcément la buvette. Pour ceux qui ne jouent pas, mais qui regardent les autres jouer tout en buvant. Eux, c’est pareil, ils crient quand tout le monde hurle, ils se taisent avec les autres. Ils ne jouent pas, mais participent de toute leur âme. Et puis c’est pour la bonne cause qu’ils ne décollent pas du zinc, c’est pour les amis de l’école ou les amis du foot, ou les amis du rugby… pour acheter des maillots, un filet ou partir en classe verte… pour la bonne cause qu’ils descendent l’une après l’autre des Heineken tièdes.
La salle des fêtes est encore fraîche et aérée. Bientôt elle sentira la sueur et le parfum mélangé des 400 personnes attablées, des crêpes, de quelques pets et rots discrets, du café… Heureusement que l’on ne fume plus dans ces endroits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc, le loto, pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas cet admirable passe-temps, c’est comme le loto de dans le poste. Vous avez des grilles cartonnées (que vous achetez à l’entrée), découpées en rectangles chiffrés. 5 par ligne. 3 lignes par carton. Les habitués, les accros ou les pros font la queue devant la porte de la salle des fêtes pour être les premiers à choisir les cartons. C’est scientifique ! Ils ont leurs chiffres fétiches, leurs combinaisons gagnantes, leurs martingales imparables. Ils sont les premiers devant la porte de la salle des fêtes. Ils choisissent, des rides plein le front, pour aller ensuite s’asseoir en famille. Ils ne bougeront plus pendant quatre heures. Souvent les cartons sont verts. Pendant la cérémonie, des animateurs officient sur l’estrade. Une personne fait tourner les boules marquées d’un numéro dans une sorte de lessiveuse transparente (comme à la télé je vous dis !), les sort une par une et les passe à l’animateur qui les hurle à la salle. L’animateur est là pour dire les numéros, les enjeux de la partie et une connerie différente par numéro. Ici, quand tombe le 81, numéro de notre département, la salle pousse des soupirs béats de contentement et des rires de joie. Quand sort le chiffre honni 12, la salle hurle, siffle et tempête, car le 12 représente nos voisins les Aveyronnais, qui comme chacun sait sont des gens pas comme nous et qui nous le rendent bien. Donc, ça c’est pour l’ambiance. L’animateur pousse ses hurlements et la salle dispose sur ses petits cartons verts des jetons ou des grains de maïs sur le numéro tiré par le hasard. Quine est le mot de code qu’il faut hurler quand vous êtes le premier à avoir les cinq chiffres de votre grille recouverts par un jeton ou un grain de maïs. Vous vous souviendrez : QUINE ! Après il faut lever bien haut le bras pour qu’un vérificateur bénévole et assermenté vienne vous enlever votre grille à fin de vérification. Si vous ne vous êtes pas lamentablement trompé, le vérificateur revient avec votre carton et votre lot. Alors, vous êtes content. Surtout quand c’est un cochon ou du vin. Il peut avoir des doubles quines et des cartons pleins. Ça, c’est à la fin pour les supers lots, genre téléviseur, VTT ou autres indispensabiltées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le législateur est arrivé jusqu’à nous puisque dorénavant le maïs est interdit. Mais l’intelligence de l’homme ne s’est pas laissé entraver par cette basse manœuvre. L’homme il a inventé le « kit spécial loto ». Les jetons sont transparents, pour bien distinguer les numéros, bombés pour une meilleure manipulation et surtout, surtout cerclés d’un anneau de métal. Car dans le « kit spécial loto », vous avez également une sorte de hochet en plastique dont le grelot a été remplacé par un aimant. Vous n’avez qu’à survoler la zone du carton vert que vous voulez démarquer pour que tous vos jetons viennent se coller à votre hochet. Ça fait plein de petits bruits, clac, clac, clac… multipliés par 400 personnes quand l’animateur annonce la fin de la partie en disant : « vous pouvez démarquer ».&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le quad et le congestionné</title>
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    <pubDate>Wed, 21 Mar 2007 08:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>Dans mon village il y a...</category>
        <category>chaumière</category><category>quad</category><category>village</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Mon village est traversé régulièrement par un drôle d’équipage. Un colosse, la tête couronnée d’un ridicule petit casque, sillonne en tout sens les rues tranquilles de ma localité juché sur un énorme quad pétaradant. Droit, les bras tendus, les muscles saillants sous l’effort, l’homme maîtrise la puissance fiscale de sa machine avec facilité. Un jeu d’enfant. En ticheurte (définition proposée par le journal Officiel en remplacement de tee-shirt ! Camisette ou maillot sont autorisés), été comme hiver, son énorme ventre posé sur le réservoir, il débouche, de jour comme de nuit, précédé par le bruit crissant de son engin pétrolifère. Jamais un regard de droite ou de gauche, l’homme file droit, perché là-haut sur son appareil métallique. Je crois qu’il doit être vigneron dans les environs, car sur son ventre proéminent, supporté par le réservoir, est posée une tête éléphantemanesque, rouge, boursouflée, ridulée d’où émerge un œil unique grand ouvert et fixe. Le droit ! L’autre presque entièrement blanc contemple la roue arrière gauche en permanence. Le soir dans les chaumières éclairées par une chiche lumière, les mères inquiètes menacent les enfants turbulents en leur promettant que le monsieur tout rouge du quad viendra les emporter durant la nuit s’ils ne sont pas sages, IMMMEDIATEMENT ! Provoquant, à chaque passage de moto ou de scooter, de véritables crises d’hystéries au sein de la marmaille enfin calmée.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les sens de l'art</title>
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    <pubDate>Fri, 19 Jan 2007 08:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>Dans mon village il y a...</category>
        <category>essence</category><category>les sens</category><category>village</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pas loin de chez moi, sur le parking d’un grand magasin existe une station service automatique qui parle. A partir du moment où vous introduisez votre carte, la machine se met à vous causer, vous raconter ce qui ce passe et ce qui va se passer. Le logiciel qui gère ce bastringue est sensé accoler des mots par paquet en fonction des choix effectués sur le clavier (appelé aussi interface homme/machine) et vous balancer une réponse ou une information cohérente et si possible adéquate. Sauf que, pour le coup, la machine avec sa voix féminine a l’air complètement pétée. Elle bredouille, hoquette, chaque mot prononcé sur un ton différent. A rigoler tout seul sur le parking.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est vrai qu’à vouloir faire des machines à l’égal de l’homme, faudra aussi penser à des logiciels de tabacologie et des plugings à rajouter pour simuler les cancers. Cancer du poumon, tapez 1, du foi tapez 2, etc… Le lecteur CD deviendra effectivement un porte-gobelet pour PC assoiffé.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>des pimprenelles</title>
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    <pubDate>Fri, 15 Dec 2006 20:31:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>Dans mon village il y a...</category>
        <category>pimprenelle</category><category>regarder</category><category>village</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans mon village, il y a deux pimprenelles, deux minuscules pimprenelles qui marchent ! Deux manouches femelles dont les hommes ont dû poser les caravanes pas loin, dans les proches environs. Pour l’hiver ou définitivement. Elles vont et viennent sur les trottoirs de mon village, toujours par deux, d’un pas rapide. Comiquement aussi petite l’une que l’autre. Un bon trente ans, des visages bronzés et les yeux noirs et fixes d’avoir déjà vécu. Pas un seul jour sans que je les croise. Marchant côte à côte, habillées n’importe comment pourvu que se soit atrocement court et balourdement affriolant… Une cuisse, une épaule, un bout de sein, il y a toujours quelque chose chez elle qui dépasse, qui déborde, qui s’immisce… Leur longue chevelure d’un noir d’encre babélisée au-dessus de leur tête en de savantes et éphémères constructions. De drôles de poules.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De temps en temps, elles sont de corvée d’eau. Un vieux J9 vert, le coffre rempli de grosses bonbonnes transparentes, stationne le temps qu’elles les remplissent une à une dans les toilettes municipales. Je ne sais pas ce que font les hommes, mais ce sont les deux minuscules pimprenelles qui sont de corvée d’eau. A chaque fois. Transportant des jerricans moitié aussi lourds qu’elles !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Une ancienne nationale...</title>
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    <pubDate>Sat, 09 Dec 2006 18:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>Dans mon village il y a...</category>
        <category>compliqué</category><category>village</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans mon village il y à une ancienne nationale, une rivière indolente et large, une voie ferrée et un peu plus loin une autoroute…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour faire simple (c’est pour quand vous viendrez), l’ancienne nationale quitte l’autoroute peu avant les premières maisons, traverse le village dans sa largeur, enjambe la molle rivière pour immédiatement suivre son cours sur plusieurs kilomètres, coupe la voie ferrée qui, elle-même, après avoir enjambé la rivière quelques centaines de mètres plus en amont, longe le village, y pénètre (pour déposer des voyageurs), rejoint un moment l’ancienne nationale, la quitte pour se rapprocher des courbes de l’autoroute avant de se glisser en dessous et disparaître vers le nord, tandis que l’autoroute, elle, se lance à l’assaut du troisième et dernier pont avant de cheminer de concert avec l’ancienne nationale qu’elle rejoint peu après sa jonction d’avec la voie ferrée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mon village ressemble un peu à fort Alamo, sinon que les Mexicains ont été remplacés par des autos et des bateaux. Le feu, au milieu de tout ça, serait un peu comme le mat portant fièrement, aux vents chauds, la bannière étoilée.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>un feu rouge</title>
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    <pubDate>Sun, 03 Dec 2006 10:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>Dans mon village il y a...</category>
        <category>feu rouge</category><category>ma femme</category><category>village</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans mon village, il y a un carrefour avec plusieurs feux. Une ancienne nationale coupe mon village en son exact milieu, alors pour laisser les villageois s’insérer dans le flot des véhicules motorisés, ils ont mis des feux. Deux très longs et deux plus courts. J’aime bien les feux, surtout les rouges et surtout au printemps. Quand le soleil décide de reprendre son règne sans partage après quelques mois d’hiver. Le temps éclatant s’installe, la chaleur envahit tout et les femmes ressortent leurs jupes, leurs fines robes à fleurs, leurs petits chemisiers et leurs décolletés…
Installé tranquillement au bord du feu, je profite… L’ancienne nationale m’apporte, quand c’est feu rouge ou au démarrage du vert, des petits instantanés de bonheur : une jambe encore blanche, l’ombre d’une cuisse, une épaule dénudée, la bretelle d’un soutien-gorge, la courbe d’un sein… Des petits bonheurs humains qui passent enfermés dans des boîtes en fer. Moi, debout à côté du feu, je regarde tout ça et j’attends qu’à nouveau le rouge remplace l’orange.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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