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  <title>Paulunetourtel - allégresse</title>
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  <description>les bla bla bla d'un écrivain biographe.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 09:15:30 +0100</pubDate>
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    <title>la question de 10h00</title>
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    <pubDate>Mon, 22 Oct 2007 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>n'importe quoi !</category>
        <category>agenda 21</category><category>aid el kebir</category><category>allégresse</category><category>chirac</category><category>douche</category><category>fête</category><category>grève</category><category>guide pratique</category><category>irak</category><category>mennen</category><category>plaque dégout</category><category>rable</category><category>scientifiques</category><category>sucre en poudre</category><category>étoile filante</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Monsieur Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et la Pêche sert-il à quelque chose ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Monsieur qui ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Pour changer un peu…</title>
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    <pubDate>Sat, 16 Dec 2006 20:45:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>n'importe quoi !</category>
        <category>allégresse</category><category>gaieté</category><category>grève</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je propose que l’on fasse autrement, histoire de changer un peu… Par exemple, si on disait qu’on serait en grève tout le temps et, que de temps en temps, les médias annonceraient à l’avance avec joie et effusion les jours ou bus, trains, avions, métros, RER, TER circuleraient !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La gaieté et l’allégresse se propageraient dans tout le pays, les lignes téléphoniques s’encombreraient de rendez-vous à la dernière minute, d’urgences misent en branle ! Le journaliste de France deux, l’œil gourmant, hurlerait sous la voûte métallique de Montparnasse pour couvrir les cris de joie, l’effervescence, les hurlements, les embrassades et cavalcades de milliers de personnes. Montant et descendant de trains bondés. Personne ne voudrait prendre le temps de répondre à ses questions idiotes, tellement pressé de retrouver un autre comme lui, un autre être humain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce serait rudement bien.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Star Académy&gt;Présidentielle 2007&gt;Marché de Noël</title>
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    <pubDate>Fri, 08 Dec 2006 10:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>les p'tites résistances</category>
        <category>allégresse</category><category>gaieté</category><category>nouvel an</category><category>noël</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Star Académy&amp;gt;Présidentielle 2007&amp;gt;Marché de Noël
Les gros titres du jour (dans l’ordre s’iouplaît) sur la page d’accueil du portail orange.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment voulez-vous qu’on ne consomme pas la politique et ses candidats comme on consomme du noël ou des pages de pub entre les visites au château ? Hein, dites-moi ?
Et voilà, Messieurs, Mesdames, vous avez voté par SMS, la plupart des candidats ont été virés, remerciés, expédiés vers l’oubli et l’anonymat qu’ils n’auraient jamais du quitter. Ce ne sont que des maillons faibles, oublions-les ! Qu’ils retournent à Auchan ou derrière leur guichet. Aujourd’hui, il n’en reste plus que deux. Qui sera l’élue, qui deviendra la nouvelle Star ? Ségolène ou Nicolas ? Qui entrera au château auréolé de gloire ? Ségolène avec son nouveau clip « femme, femme, femme » qui fait un tabac ou Nicolas, spécialiste du slam qui nous déclame et proclame « la loi c’est moi ». Entre les deux, il vous faudra choisir. L’homme de l’Est et ses semelles compensées ou la femme de l’Ouest et l’odeur de la mère… A vous de choisir, mais surtout n’oubliez pas de faire votre marché de Noël, n’oubliez surtout pas d’acheter, d’acheter… encore et encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Moi, je propose que seuls les bons citoyens ayant consommé d’une manière indécente durant les fêtes aient le droit de vote !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sinon, installez des bureaux de vote dans les supermarchés, puis transformez les cartes d’électeurs en carte de fidélité avec des trucs à gratter, vous aurez tout gagné !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Stage de créateur</title>
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    <pubDate>Thu, 07 Dec 2006 11:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>paul</dc:creator>
        <category>vrac et divers</category>
        <category>allégresse</category><category>formation</category><category>gaieté</category><category>travail</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un peu long, mais quand c'est long, c'est bon !&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Faut bien croûter comme on dit. Au soleil ou sous la pluie, la misère est la même. Faut bien gagner sa croûte, y a pas ! Plus de mécènes encore moins d’Etat, de moins en moins. Juste démerde toi et ça ira ! Alors j’ai fais comme tout le monde, j’ai créé mon propre emploi, j’aurais bien voulu créer ma propre monnaie, mes propres siestes ou mes temps de pêche mais pour tout ça faut de la quincaille en poche, de la sonnante et de la trébuchante ! Un minimum et pas que du Monopoly… Faut de ça pour faire le reste ! Alors je me suis inscrit à un stage pour créateur d’entreprise. Il paraît qu’ils vont nous apprendre tout ce qu’il faut savoir et tout ce qu’il faut éviter pour devenir son propre patron…
Encore un truc à la con !
A force de traîner dans les locaux immaculés des organismes sociaux, à force d’attendre mon tour au milieu de mêmes autres que moi, je pensais avoir tout vu, tout ou presque entendu… A finir par comprendre l’indifférence glacée de celui ou celle qui occupe le poste ingrat de nous recevoir à la chaîne. Caché, planqué, protégé derrière sa vitre ou son isoloir… Ben non ! J’avais pas tout vu ! Loin de là !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ça commence par une convocation… Tout commence toujours par une convocation. Présentez-vous tel jour, telle heure à tel endroit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Trois jours obligatoires pour avoir droit à des bouts d’aides, l’accès à deux ordinateurs poussifs et vérolés en libre service. Trois jours de salle de réunion pour trois conseils donnés entre deux portes et déjà rendus obsolètes par la marche galopante de la législation en vigueur… Je n’ai pas le choix, l’assistante sociale a insisté, mon suiveur personnalisé (qui change tout le temps !) de l’anpe a approuvé, l’anonyme qui met le petit tampon miracle sur ma demande de prise en charge a tamponné dans la bonne case et avec le bon tampon… L’ensemble des papelards et leur cohorte d’exemplaires autocopiants ont tous étés remplis par les services compétents et sont tous revenus à leur point de départ… Même pas une grève surprise des postiers de la région ! Rien ! Faut y aller ! Alors j’y suis allé…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Muni de ladite convocation, je me suis présenté un matin et je me suis installé dans la salle de réunion. C’est donc ici que je vais apprendre à devenir un euro-manager !.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le groupe d’humains, tous créateurs en devenir, ferait pâlir d’envie Monsieur Barnum. C’est du freaks (film de Tod Browing – 1932 - http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=340.html )à tous les étages !
Faut voir la trogne de celui-là, faut voir sa bouille en bouillie, un teint à lui plaquer dix mille sangsues de toute urgence, pour tenter de le décongestionner, lui dégorger la trogne… Tiendra pas le reste de la journée… De lui ou de son voisin, traversant l’immense table carrée m’arrivent des relents fétides. Mélange de vieille vinasse et de je ne veux pas savoir quoi ! Il n’est que neuf heures du matin ! C’est pour ça que je dis vieille vinasse. Vinasse de la veille ! Je ne peux pas imaginer de la vinasse du jour ! Bon dieu, ça va donner quoi à quatorze heures ?
Au milieu de cet océan lie-de-vin, deux petits yeux mouillés, jaunâtres, chassieux (je ne pensais jamais avoir à utiliser ce mot, mais c’est vraiment pour lui qu’il a été inventé ! Chassieux !), dont l’un est entouré de croûtes.
Le reste à l’avenant… rasé par plaque… Une sorte de désastre écologique, une déforestation au TNT ! Un camaïeu vivant le garçon, une pub pour vin de pays ! Les lèvres gonflées, brillantes, écarlates et sèches comme deux limaces qui n’auraient pas retrouvé à temps l’ombre d’une laitue un jour d’été. Il bredouille grommelle, l’épaule droite en berne, tout de guingois… Même dans un costume Cerutti à vingt mille balles aurait l’air d’un sac ! Peut-être qu’un survêtement Adidas des années Saint-Etienne ?
Il n’écoute rien, cherche ses mots, répète deux trois emporte-pièces en boucle, n’écoute même pas les réponses à ses propres questions. Voûté sur son propre désespoir, comme une poule sur ses œufs.
La bande des demi-sel, des bras cassés, des ravagés, des massacrés… Parce que, bien entendu, lie-de-vin n’est pas venu seul…  Sont venu à deux… Avec Dracula… Faut pas trois secondes pour remarquer qu’ils sont ensemble, copain, copine… Bien collé serré, comme pour mieux bien montrer ! Pour peut-être aussi se protéger un peu ! Une bonne centaine d’années à eux deux ! Je ne voudrais pas être la femme de chambre de leur bedroom ! Pour rien au monde ! L’autre ? Ben l’autre, c’est l’artiste, le portraitiste à deux balles… Avant, c’était les assurances et encore avant les balluches… La musique clinquante entre samedi soir et mariage. C’est dire s’il a vécu ! Une autre vie ! Maintenant c’est les portraits ! Dracula de cauchemar, sec comme une corde, caché derrière d’énormes lunettes à verre bleu, du plus bel effet dans notre salle de réunion sous néons. Joue l’artiste - rien à faire ni à apprendre ici, tous des cons ! – Cheveux longs filasses qui ne cachent plus du tout la calvitie qui lui mange le crâne. Ses longues mains osseuses s’agitent en permanence en face de lui. Il se la joue l’artiste ! Je l’imagine, la main à plat sur le front, déclamant son exaspération du monde ! Ses yeux exorbités et vitreux enchâssés au milieu d’un océan de rigoles, roulent de gauche à droite… Cherchant l’approbation chez lie-de-vin, cherchant son propre reflet dans les regards de notre groupe atterré ! Ces deux-là, doivent passer des jours et des nuits à penser à l’avenir glorieux des futurs marchands d’art qu’ils ne manqueront pas de devenir… Lie-de-vin veut commercialiser les tableaux de Dracula, deux trois malheureuses petites œuvrettes… Il s’imagine déjà agent, manager de son génie d’artiste, lui passant caprice après caprice… Roucoulant d’aise aux compliments du maître. Et l’autre ne dément rien, ronchonne, vole au-dessus de tout ça, s’arrache à notre boue gluante ! Lui, c’est l’art, c’est le portrait, c’est la sensibilité que n’ont pas les autres... C’est dans les mains que ça se passe ! Pouvez pas comprendre ! C’est comme ça les grands ! Trop fort pour s’attarder aux bassesses matérielles sur lesquelles l’animatrice souhaiterait qu’il se penche !
Leurs deux voix rappeuses cailloutent au-dessus de la mêlée… Feront les marchés, les foires, les particuliers, les boîtes aux lettres, les troncs, les églises, le porte-à-porte… « Et si j’utilisais mon handicap ? » Qu’il demande lie-de-vin. « Pour apitoyer les gens. Comme ça je peux entrer chez eux, et après je leur vends les portraits ! Une fois que je suis dedans, fais-moi confiance que je vais leur vendre ! T’as vu la qualité ! Non, mais t’as vu la finesse, le grain, les contrastes… Incroyable ! On a déjà plein de demande ! Non, pas mon handicap ? Pourquoi ? »
Parlons même pas des œuvres. Présentées, trimballées dans un book qui ne les quitte pas ! Qu’ils passent leur temps à feuilleter, à te montrer pour conclure une phrase dont ils ont perdu la fin… Un vieux signataire défraîchi. Oublions les chefs d’œuvres ! Quelles œuvres ! Où ça des œuvres ? Des portraits d’artistes ou d’inconnus ! Des stars comme dit Dracula de sa voix de gravier. Au pastel ou au fusain ! Pas de nuance, du noir et blanc à peine ressemblant… C’est ça qui est bien avec les inconnus, ils sont toujours ressemblants… mais pour Montant, Signoret, Bob Marley, Belmondo… Faut s’accrocher, faut être tolérant, on les reconnaît tout de même, faut pas exagérer… Mais de là à les voir accrocher dans des cadres au dessus de la télé… De l’angle, du vif, du noir foncé et du bien blanc… Les puces de Saint Ouen, babioles à deux sous en plein Tarn ! Misère…
La seule, sans doute, idée neuve dans tout ce fatras, c’est de venir s’implanter au fond d’un des départements les moins peuplés de France pour tenter de fourguer leurs horreurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le reste de notre groupe ? De la bande à quat’sous ? Un commercial au look rital qui semble fraîchement débarqué d’un vieux film d’Aldo Maccione. Un rital au portable frénétique ! Faut pas surtout lui demander de l’éteindre ou même en mode vibreur ! Le pauvre, il en meurt sur le coup, s’effondre en poussière sur l’instant, juste dans le rayon d’un soleil blanc. Il a dû mettre, cet enfoiré, le son de sa sonnerie (genre Traviata) au maximum… Histoire que l’étage entier sache son activité fébrile ! Son business à fond ! Un commercial quoi ! La poche de poitrine de sa chemise blanche est emplie à ras bord de papiers et de trucs en tout genre qui lui font comme un cancer, un sein difforme sur le côté gauche. Le poids entrebâille généreusement sa chemise laissant apparaître un pan plus grand de sa poitrine.
A se lever à la moindre sonnerie, à se lever, à s’excuser, à sortir l’oreille déjà collée… Faut voir son air gourmand quand il revient en salle, l’œil brillant de l’important ! De l’indispensable ! De l’homme d’affaires qui brasse à millions, qui roule de client en client, concluant l’affaire du siècle presque chaque jour… Un sacré con quoi !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Seulement à la partie TVA (première demi-journée : comptabilité pour demeurés !) ça se corse ! Juste un brun ! Ce con n’a pas fait la différence entre hors taxe et toutes taxes… Je vous demande un peu ? Il vient de s’apercevoir qu’il a facturé un client en TTC au lieu de HT ! Cet abruti suffisant s’est flingué de vingt pour cent tout seul ! Comme si ce n’était pas suffisant que l’état s’arroge ce droit à la rapine officielle… J’ai comme un bonheur un peu vulgaire à voir sa trogne effondrée ! Ses trois sous envolés !
Et je ne parle même pas de sa théorie cérébrale à deux balles, à froncer le sourcil pour tenter d’échafauder un système pour ne pas s’acquitter de son quota de TVA à l’Etat… A pleurer ! Il a trouvé la recette ! Une martingale imparable ! Fier de nous l’annoncer à la cantonade ! Avec aplomb et tout ! Acheter plus, à mort des fringues… Ne parle que d’acheter des habits… un vrai rital dans l’âme j’vous dis ! Acheter à mort des trucs, n’importe quoi, pour récupérer un maximum de TVA et, comme ça, niquer l’Etat. Même moi, qui suis sourd à toutes ces semi-foutaises de créateurs en herbe, même moi je comprends les bases… L’indispensable base de la grande arnaque étatique… La superbe taxe sur la valeur ajoutée ! La plus grande invention du siècle est française ! Cocorico les clodos ! Debout les pauvres ! Vous vivez au pays ou les idées remplacent le pétrole ! Et des idées comme ça, assurément, peut pas en avoir tous les siècles ! Ils nous jalousent tous avec leurs taxounettes ringardes, leurs impôts médiocres dans les coins ! Leurs idées éculées ! Nous, français, avons trouvé la mère de toutes les taxes, la matrice initiale… rien que ça ! L’impôt absolu, la taxe unique, l’inique taxe ! Le droit de ne dépenser qu’en payant la taxe ! L’œuvre d’une vie ! L’idée suprême ! L’enculade terminale ! Stratosphérique ! Vive la France !
Toi pauv’pomme, niquer l’Etat ? Alors que ta propre vie n’est qu’au service de la consommation… Sur des générations d’avant toi… Rien que sur terre pour dépenser ce que tu as si durement gagné... A suer, à suer… encore pour amasser trois fois rien et le dépenser en une seule et unique fois… Et en rendre près du quart à l’Etat.. Comme ça ! Pour rien ! Pour que ça reste pas à dormir ! L’oseille faut que ça circule ! Faut que ça retourne illico dans les poches de ceux qui gèrent ! Ceux qui savent ! Là-haut !
C’est Céline qui écrivait : « Quand tu crois être enculé de quelques centimètres, c’est que tu l’es déjà de plusieurs mètres ! ».
Voilà pour le rital ! Passons !
Le rital, Lie-de-vin, Dracula… reste Pâquerette, c’est peut-être Guillemette, Trompette ou Casquette, Jaquette ou Plaquette… Je ne sais plus, vraiment ! Une sorte de petite chose approximativement féminine sortie du moyen-âge, en chaussures de peau aux grosses coutures en cuir, ahurie en permanence derrière ses minuscules lunettes rondes. L’ensemble des mondes, des mots qui roulent et rebondissent dans la salle, les concepts de l’entreprise, la claquent de plein fouet, l’assomment à tout bout de champ. Glissez votre chat dans la machine à laver, mettez sur 6000 tours et lancez le programme ! Guillemette ressemble au chat après l’essorage.
Le concept bancaire le plus haut, le plus absolu, la compréhension des flux financiers les plus élevés s’arrêtent à cent euros ! Au-dessus, c’est la banque de France, Fort Knox, c’est virtuel, c’est Monopoly, c’est pas possible ! C’est insensé, ça n’existe pas, dans une autre vie peut-être… Dans la science-fiction, dans les livres ou au cinéma ! C’est au-delà de toute compréhension humaine ! Ça l’achève Pâquerette ou Guinguette ou Rosette ou Amulette… Ne sait plus ! Elle est gentille Guillemette, elle fume d’énormes pétards à chaque pause…
Et enfin, il y a Miss Champagne-Ardenne 1970… Un énorme tas blond enroulé, drapé, dans des mètres et des mètres de tissus aux rayures baroques qui n’auraient pas déplu à Santana ou à Denis Hopper pendant un voyage au LSD. Mouchoir en main, miss Champagne-Ardenne 1970 essuie tout ce qu’elle va devoir toucher… Toilettes, lunettes, sièges, tables… Obsédée du propre, du nickel chrome… Attachée à l’immaculé de son mètre carré… Elle s’en fout la grosse pomme qu’à côté, que juste à côté, tout ne soit que bouillasse ou Verdun ! N’importe, faut que là où elle pose son énorme paire de fesses ce soit propret et bien briqué. A un mètre alentour, c’est chez les autres, c’est de la galaxie inconnue, trop loin, trop vague et trop flou pour qu’elle s’en préoccupe ce saindoux gélatineux. Elle s’en tamponne ! Son presque grand âge lui confère un statut particulier. Celui du savoir et de la sagesse. Il y a des gens comme ça ! Moins vous leur demandez d’informations, plus vous vous distanciez d’eux, plus leur mission sera de vous aider, vous éclairer. De vous apporter un savoir et une sagesse dont vous n’avez que foutre ! Vous, vous voulez rentrer chez vous !
Le tas, c’est sa mission, son éclairage, sa colonne vertébrale, son absolue nécessité ! Aider son prochain de droite et son prochain de gauche et malheur au prochain qui fera mine d’écouter… Alors là, mon neveu, c’est l’avalanche, la répétition, l’exhaustif, la bible, la Croix Rouge et France-info réunis… Faut acquiescer, faut avoir des larmes aux yeux de tant de désintéressement, de tant de gentillesse péremptoire… Et elle parle, volubile, à tour de glotte, cancane et répète à l’envie ses demi-certitudes, ses quelques fruits d’expériences passées qu’elle ressert en sirop jusqu’à la nausée ! Pas dérangée de parler à sa voisine de droite pendant que la pauvre formatrice en cloque jusqu’au gras s’époumone…
Tas blond ne parle plus avec son voisin de gauche parce que c’est moi… J’ai pris ma tête de vide. Les seuls traits de féminité, perdus au milieu du tas, sont deux yeux soulignés outrageusement de noir. Résidu des années AC/DC et des sacs US marqués Trust et Peace and Love.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Médef nous voilà !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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