Pour le noël orthodoxe, le 7 janvier, achetez sur ebay et à vil prix, les cadeaux de noël des catholiques.
les p'tites résistances
Faut résister, faut gratter, faut penser... même si les choses qu'on pense sont toutes petites. Infiniment, ridiculement petites. On s'en fout ! Comme ces petites choses pensées nous appartiennent à nous et que personne peut nous les enlever, alors on est content ! On a des petites pensées bien à nous, des petites réflexions bien ciselées comme il faut... des bouts de rien, mais quand même on est bien content parce que c'est rien qu'à nous.
22 décembre 2007
orthodoxe à moelle
Par paul le 22 décembre 2007, 10:00
Mes enfants veulent devenir catholiques-orthodoxes depuis qu’ils savent que le Noël orthodoxe se fête le 7 janvier, 13 jours après celui du pouvoir d’achat.
20 décembre 2007
le flop de Gascogne
Par paul le 20 décembre 2007, 06:50
Une brève dans un flot. Toujours de France-Info.
Un mirage tombé par terre. Mise en place d’un périmètre grillagé et barriétisé de 19 kilomètres autour… Point ! C’est tout ! Rien de plus. Juste de l’info brute : mirage ! Tombé ! Périmètre ! 19 kilomètres ! Avion tombé ! Grillage autour, sur grande surface !
Ça transporte quoi les avions de guerre en général, mon général ? A part, bien sûr, le cosmonaute caca d’oie ?
Fiche mon billet que dans quelque temps les autochtones ramasseront des champignons bleus et lumineux et mangeront du sanglier radioactif.
14 décembre 2007
démocratie circulaire
Par paul le 14 décembre 2007, 10:53
Ce que j’aime bien dans la démocratie, c’est son côté démocratique !
Pendant quelques semaines on dépense des valises de millions, on débat à tous les étages, on polémique, on vilipende, on conteste et meeting, affirme haut et fort, tant et plus… descend dans la rue, on s’agite, l’on prend position et l’on n’en démord pas… on court d’un média, tchape en direct sur des blogs déserts, les quotidiens titrent et les mensuels débattent de fond… Bref on parole de vérité d’un bout à l’autre de l’échiquier. Après on vote, on dépouille, on commente. Après encore quelques semaines ça se calme et on recommence à jouer au loto.
Ce qui est bien avec le côté démocratique de la démocratie, c’est qu’une fois qu’on a voté NON à un truc où il fallait voter OUI, ben deux ans plus tard nos représentants démocratiquement élus (là aussi) décident de voter OUI comme c’était prévu au départ.
11 décembre 2007
mon CV au Médef
Par paul le 11 décembre 2007, 06:14
Cette année on a merdouillé sur les timings. Entre deux trajets d’activités mercreditesques et enfantines, des temps d’attentes, des no mans’lands courts et paradoxalement un peu longs se sont intercalés. Une heure pour ainsi dire, 60 minutes et autant de seconde par minute. Laps de temps d’attente pour que l’un ou l’autre de mes amours entre ou sorte d’une activité musicale ludique et incertaine.
C’est comme ça ! Faut attendre… et pendant ce temps je ne peux entreprendre grand chose. Ni biographie complète, ni travaux légendaires, ni grand dessein, ni rien… Juste trainouiller une heure, avec sous le bras, la pochette contenant un cahier couvert de gammes et de participations.
Comme le souhaite si très fort l’ensemble de nos énarques, je me suis mis en quête de remplissage.
Le temps mort, comme son nom l’indique est mort, mais le temps étant soi-disant de l’argent, ma conscience citoyenne et républicaine me poussa à trouver quelque chose à faire durant ces parenthèses de temps inoccupées, non productives, beurk, caca…
Un enfant à mes côtés, me mis-je ainsi à parcourir les rues adjacentes de l’école nationale de musique de G.
Pour finir par atterrir au Picotin, vieux bistrot jaunâtre : son billard, son baby-foot et son énorme patron moustachu…
Lors de mes premières visites, mes oreilles n’en crurent pas leurs oreilles… blues, jazz à pas croire, vieux rock à pleurer par terre, du pur bœuf, de l’extra comme pas possible… Je me suis approché semaine après semaine du patron, du bar et de l’étagère où il range ses CD… Ali baba et les 40 rockeurs, à faire pleurer un contrôleur de la Sacem… A pas croire possible dans cette bonne ville de G., Face au garage Opel et au local de l’USPTT section cyclotourisme.
Depuis, un café, un carnet, un crayon, un enfant, un baby, un billard dans l’odeur jaunâtre du tabac froid. Car le géant patron, finaliste malheureux aux championnats du monde de flemme refuse de brancher l’extracteur de fumée because, après faut nettoyer les filtres et ça lui fait tout un travail… Alors qu’il peut tranquillement parler pêche, chasse avec la faune qui entre et sort nonchalamment au gré des tranches horaires…
Nous ? Ben nous on cause musique… La dernière fois : un solo de 20 minutes de Christian Wonder, cultissime créateur et batteur de Magma. On reste planté là, les yeux dans le vide et dans la musique… à juste attendre que le temps passe.
Avec un CV comme ça, ils ne voudront jamais de moi au Médef.
Après je rentre vite faire le repas parce que l’après midi c’est foot…
7 décembre 2007
beauvau, vaches, cochons...
Par paul le 7 décembre 2007, 06:01
Guillot de la FNSEA (syndicat agricole) inquiété pour des détournements d’argent à l’insu de son plein gré… comme l’ôt, là, le furieux du syndicat de l’acier et des valises pleines de billets qui travaille au Médef…
Marrant que ces affaires sortent en pleine période d’énervement syndicale, marrant non ? Comme un fait exprès.
- dis donc Marcel, on a rien sur machin, ou sur bidule, y a Beauvau qui demande… ?
- attends, bouge pas, je termine mon Ricard et je regarde…
4 décembre 2007
Adrien
Par paul le 4 décembre 2007, 06:09
Une pub sur France inter ! Déjà rien que l’idée ne m’amuse qu’à moitié ! Une pub sur France inter ! L’olympe du service public, les parangons de vertu de la ménagère de moins de cinquante ans, les vierges effarouchées de la manne publicitaire… Les chantres de la non pub, de la pas coupure… Une notoriété qu’ils se sont fabriquée la dessus. Pas de pub, nada ! Que des cerveaux qui causent à d’autres cerveaux. Du respect de l’auditeur…
Mais l’intellect n’a qu’un temps ! Le plus court possible si possible… Faut rentabiliser, faut trouver d’autres ressources… Faut augmenter les salaires encore et encore après les grèves… Alors insidieusement, ils nous en carrent de plus en plus, des pubs… Mais attention, selon un cahier des charges draconien. Du strict, du béton massif dans lequel ils se drapent avec fierté, ces ignobles ! Pas comme les autres chaînes avec leurs pubs lamentables et régionales… Non, ici, rien que du groupement, de l’information générale, de l’associatif, du quasi intérêt public en quelque sorte…
Cette fois-ci, c’est de la part du ministère de l’emploi et de la cohésion sociale… Un nouvel intitulé qu’ils nous ont pondu. La cohésion sociale… C’est ça, faite cohérent…
Bon, la presque même voix qui nous sert les lessives sur RTL, les poulets fermiers du Gers sur Europe 1 et les voyages de rêves pour deux sur NRJ (tous les voyages, sont des voyages de rêve ou des vacances de rêve. Comme si l’on ne pouvait pas passer des vacances de merde !), se met à déblatérer sur la merde noire dans laquelle se trouve un pauvre entrepreneur en bâtiment, un brave électricien créateur de sa petite entreprise joyeuse… Un électricien qui vient de décrocher un putain de chantier du tonnerre de dieu ! Le mec est tout content, il a glissé des enveloppes dans tous les coins, sucé quelques b… en passant et le voilà avec un chantier d’enfer et pas un gougnafier assez qualifié pour faire le turbin pas cher et vite… Mais, le chef d’entreprise est un malin, pas comme tous les autres, non ! Lui, c’est un vrai malin, il fonce sur son téléphone et appelle l’ANPE ! Je vous demande un peu, l’anpe ! Même les chômeurs n’appellent plus ni ne viennent à l’anpe. Les pauvres sont obligés d’envoyer des tas de convocations péremptoires… Venez sinon on vous coupe les vivres ! Fini le pognon… Alors là, c’est la ruée, le défilé, la bousculade ! Bourrés, tous qu’ils sont, d’envie de trouver un job… Le temps que dur l’entretien ! Point !
Et là, un conseiller jeune, diplômé et compétent et souriant, et tout, et tout, (tiens, pendant qu’on est dans la science-fiction…) lui répond au chef d’entreprise et lui trouve un bon p’tit gars qu’en veut à mort ! Dans la pub, le p’tit gars qu’en veut il s’appelle Mouloud ou Yassir ou Zwepaniack… Non je plaisante ! Ils l’ont appelé Adrien ou Lucien ou Rodolphe… Je sais plus… mais juste un nom sympa ! Français ! Blanc ! Volontaire, tout ça quoi !
Mais manque de bol pour le chef d’entreprise dynamique et suceur de b…, l’Adrien en question n’est même pas compétent, le con ! Il ne sait même pas reconnaître le fil jaune d’avec le fil bleu ! Tu parles d’un naze en barre ! Pas grave ! Car l’anpe veille au grain ! Elle a toute prévu l’anpe ! Tout ! Elle le dit bien fort dans le poste ! Tout prévu avec le contrat de professionnalisation, rien n’est impossible pour les p’tits gars qu’en veulent ! On va te le former l’Adrien, on va lui apprendre à reconnaître les fils bleus d’avec les jaunes… Tu vas voir, dans six mois, Adrien sera devenu un pro du fil bleu ! Ça fait pas un pli !
Et puis la voix dans le poste termine par cet argument final, fatal ! Celui qu’on apprend dans les écoles de communication et de marketing, le coup au but, l’assommoir convaincant, l’argument massue, celui qui enlève la décision… Imparable « Et en plus, Adrien va toucher 70% du smic ! » En 2007, dans le poste, ils vous assènent ça sans même sourciller, tous ces hommes de marketing aux six mille euros net mensuels. Et je ne parle que des cas les plus courants. Je ne parle pas des chefs, des plus que chefs et des autres encore qui possèdent du capital… des tas de morceaux de tas de capital, des parts de machin et des parts de truc… Soixante-dix pour cent du smic… Bon dieu ! Je crois que la première fois que j’ai entendu cette ignominie c’était en voiture. Un jour d’octobre… Un de ces jours où l’on regrette presque d’être né. Ouais, un de ce genre de jour. Ceux qui vous grattent le cul ! Qui vous collent la roustre !
C’était à peu près de ce genre de journée de merde… Et qu’en rentrant juste chez moi, sous un ciel, je vous dis que ça, une carambole de nuages bas à faire pleurer un saule, la voix du vendeur des poulets du Gers qui commence à me causer d’Adrien et de ces fils bleus et de ses fils jaunes, de sa carrière de merde avant qu’il rencontre le gentil chef d’entreprise qui vient de choper un big contrat… Et que le pauvre, il lui faut, au chef d’entreprise, un Adrien tout neuf, prêt à en découdre avec la vie, un p’tit gars qu’en veut ! Un p’tit gars qu’à la niaque ! Un comme on les aime ! Qui va se lever sans broncher à point d’heure, qui enfourchera sa Mobylette (avec soixante-dix pour cent du smic, tu ne passes pas le permis et t’achètes encore moins une voiture de merde ! Tu roules en mob !), Une quarante-neuf neuf, bleue… Sous un ciel comme aujourd’hui… toute la cité luisante de pluie… Fier et heureux, l’Adrien, sa gamelle en bandoulière, parti comme en quatorze pour son heure de mob glaciale avant le chantier. « Ici dans l’BTP, p’tit, on démarre tôt ! Comme ça quand le soleil y cogne trop, on rentre chez nous ! » Ben vu l’état de la voûte nuageuse, une de celle à te brunir les cheveux tellement elle est basse ! Sont pas là de le voir leur foutu soleil, tous ces connards ! Ah ça, il sera content l’Adrien ! d’aller au turbin… Y’a pas à dire, soixante heures par semaine à faire tous les boulots que les autres veulent pas ! C’est normal, c’est comme ça qu’il apprendra ! C’est ça l’apprentissage ! Ça le branche vachement l’Adrien… Et tout ça pour soixante-dix pour cent de trois fois rien !
Et la voix des poulets fermiers du Gers qui me balance tout ça dans l’oreille… Youpi y’à d’la joie… Adrien, gnien, gnien, gnien, peut même toucher hé hé, hé soixante dix pour cent… cent, cent… cennnnt… Soixante-dix pour cent de pas grand-chose, de presque rien… riennn… rien !
Il était temps que j’arrive chez moi… Ils vont bientôt me faire le coup du lapin nain.
30 novembre 2007
God save the rastaman
Par paul le 30 novembre 2007, 06:43
Cette nuit j’ai rêvé des Américains, des gros, des tonnes de gros… Je ne sais pas pourquoi mais je fais de drôles de rêves en ce moment. La lune rousse sans doute. Des hommes et des femmes dans un pays continent occupés exclusivement et frénétiquement à se suicider en masse par tous les moyens mis à leur disposition. Tellement fier de cette boulimie ravageuse, tellement imbu d’avoir poussé au rang d’art l’individualisme forcené qu’ils n’ont qu’un but commun, qu’une obsession maladive : l’exporter et l’imposer de quelques manières que ce soit sur l’entière face ronde de la planète. L’Américain doit être une bizarrerie génétique, une erreur…
Pourquoi ce ne sont pas les Rasta et leurs Good vibrations qui ont conquis l’Amérique ? Hein, pourquoi ?
Un père et son fils perchés sur une falaise britannique :
- Papa ?
- Oui ?
- C’est quoi cette fumée, au loin là-bas, derrière l’océan ?
- C’est l’Amérique qui brûle*
(Le troupeau aveugle de John Brunner - 1972)
* Pardon à John, je le cite de mémoire…
29 novembre 2007
petits arrangements avec la peste
Par paul le 29 novembre 2007, 06:30
Pour la libération de la croissance française. Ça en jette certain ! Du titre politique, du ronflant, de l’efficace qui fait rêver. Sous entendu, elle est emprisonnée la belle croissance. Des vilains pas beaux la retiennent et lui cherche noise. Alors l’armée des Jacques zet des Nicolas sur leurs grands destriers blancs de marque Renault se proposent de partir en croisade. Libérer la croissance. C’est pas de moi, c’est Jacques Attali qui l’écrit… Il doit y avoir comme une sorte de poisse qui colle aux Jacques, non ?
C'est un peu comme de se préoccuper exclusivement de tenir bien garni le minibar des suites du Titanic. Un peu comme…
19 novembre 2007
le napalm c'est bon, c'est chaud
Par paul le 19 novembre 2007, 06:35
Ah oui, je voulais vous dire aussi, je suis « tombé » par hasard sur la dernière pub edf…
Edf, 87% de nucléaire, l’énergie propre de l’avenir de nos enfants, paye des fortunes pour nous le faire croire. Pour accompagner les images des gens beaux et heureux qui bougent tout en souriant dans le poste, les gens de la pub nous collent les trois, quatre petites notes de la chanson culte des Doors : the end ! Même si la chanson dure plus de 9 minutes, tout est résumé dans le titre…
- Mother ? Yes…, I want tout kill you…
- Father ? Yes…, I want to …. YEEAAARRRRRRRRRRRRRRRR !
Après c’est la musique qui submerge tout.
Putain, quand, dans la pub, ils vont enfin se décider à embaucher des gens de plus de 24 ans ?
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y a pas que moi qui cause