Moi mon fils n’a pas été opéré aux states… Juste à Arras, au bon secours d’Arras. Dans une clinique blanche sous le ciel gris. Avec le vent. Personne n’en parle. Pas de média, nulle radio. Que du silence avec nous au milieu.
écrivement
9 décembre 2009
un dîner presque parfait
Par paul le 9 décembre 2009, 13:47
Midi, « un dîner presque parfait ». A la télé. J’en avais entendu parler. Vaguement ! Des gens dans des conversations. En référence, à peine. S’en vantent pas trop ! Regardent mais ne cause…
Et puis là, midi, dans une clinique privée pour mutuelles. J’ai dû faire 900 bornes kilométriques véhiculaires pour arriver jusque-là. Sur la nuit. Tout ça pour arriver dans une clinique devant « un dîner presque parfait ».
Comment dire… Je suis atterré. Vraiment. Le mélange des commentaires, de la voix off, du montage, du jugement des convives après le repas. Il y a un cochois, une sorte de gros gars gras du côté du havre, une prothésiste ongulaire, un docker, « on s’là met… »… et le reste à l’avenant. Des techniciens pour filmer, pour monter ça ! Des scripts, des maquilleuses, des morceaux, des bouts d’images. Le chieur, le docker qui fait rien qu’à critiquer… Le bout du quart d’heure du vieil Andy… Et toujours cette voix off mi-moqueuse, mi-acide, mi-acerbe (je sais, ça fait trois, mais c’est pour tellement !)… Le bruit d’une horloge, le vol d’une mouche pour bien insister sur les blancs dans la conversation.
C’est donc ça qu’est devenu, en partie, la télé ? Et les gens qui la regardent ?
Je sors de mon trou. Mille ans en arrière. A vous dire, je ne l’ai pas la boîte magique, la télé. Je l’ai pas ! Alors quand je me retrouve devant et que vraiment je la regarde : cette enfilade de pubs, de jeux et de redifs… tout cet argent, ces objets… en énorme foison. Je me retrouve comme un bushman avec dans les mains un double giant… bavant de sauce. Du Graal quasiment, à la minute, de la bandaison papa, du dur, du brillant, du rythme. Pas une seconde de blanc, de réfléchir, surtout pas !
Je pourrais encore vous raconter à la seconde ce qui se déroule. Les commentaires, la musique, les visages, les interviews… Avec même les recettes des plats. Je pourrais vous raconter à la seconde. Le samedi, ils vous refont la semaine, jour à jour, je pourrais.
Mais à côté de moi, dans un lit gris, se repose mon fils. C’est pour lui que je suis là. C’est pour lui que je regarde la télé.
C’est pour lui, rien que pour lui.
Ainsi va la vie.
26 novembre 2009
les chinois ont tout compris
Par paul le 26 novembre 2009, 06:17
Dernière idée. Une par jour. La presse, les radios s’en emparent… La dernière en date : faire payer aux clubs de foot les heures supp des CRS et autres pandores pour leurs interventions et leur éventuelle présence (à moins que ce ne soit l’inverse, je sais plus) lors des matchs…
Ecoutez moi bien, zieutez bien ce que mon azerti prédit : d’ici peu nous serons facturés par EDF pour les décharges de Taser que nous aurons reçues entre les côtes… Ou par Michelin pour les grosses balles en caoutchouc dispersées imprudemment par les forces de l’ordre dans la nature et dans la tête de manifestants pacifiques.
Une idée pas franchement nouvelle, en fait. Demandez aux Chinois. Ça fait bien longtemps qu’ils savent que les familles devaient rembourser la balle déposée délicatement dans la nuque d’un ennemi du peuple.
Z’avaient tout compris les Chinois.
25 novembre 2009
Le bruit des mots au fond des sacs poubelles
Par paul le 25 novembre 2009, 06:10
Comme je le disais précédemment (He ben, faut suivre) suffit de pas les produire les déchets. Nous n'aurions pas, alors, à nous creuser les méninges pour savoir comment les « valoriser ».
Valoriser nos merdes. Faut le pas croire. Un mot tout doux, tout positif, tout plein d’espoir... Pas effrayer le consommateur. Pas culpabiliser le votant, gêner l’acheteur, brouiller le chaland…
Combien de frères humains aimeraient qu’on les valorise, qu’on s’occupe d’eux, qu’on les emballe, qu’on vienne les chercher avec précaution, objet de toutes nos préoccupations attentives ? Hein combien ?
24 novembre 2009
Semaine de valorisation des déchets (suite)
Par paul le 24 novembre 2009, 10:04
Les communes, les communautés, les pays, conseils généraux, régionaux, tous y vont de leur initiative... Entre éducation, information et culpabilité... Mais, bon sang de bois, pas une fois au milieu des débats, pas une info parmi le flot, pas une voix dans le tas, pas un expert, un ministre, un sous-secrétaire d'État, un journaliste, pour nous rappeler à une idée toute simple : « il suffirait de ne pas acheter d'emballage pour ne pas avoir à les jeter ensuite ! »
Suffisait d'y penser, non ?
Quand vous savez pas, demandez à Paul !
18 novembre 2009
travailler plus pour gagner plus
Par paul le 18 novembre 2009, 16:17
Un déjà oublié intervenant expert, déblatérant sur les ondes, parlait, il y a peu, de l’ami Nicolas à qui il conseillait de trouver dare-dare un autre slogan pour sa prochaine campagne. Cet éminent savant trouvant navrant et définitivement ringard le « travailler plus pour gagner plus ».
Paul, dans son infinie sagesse politique s’est mis les méninges à l’envers et, après moult nuits blanches, est heureux et fier de proposer à son altesse sérénissime un nouveau slogan : « travailler mieux, pour être heureux ». Voilà, moi je propose ça. Court, concis, efficace…ça vous a une gueule.
Tiens, si l’Elysée ne débourse pas le pactole j’irais le vendre aux socialos…
6 novembre 2009
proverbe à la con
Par paul le 6 novembre 2009, 06:51
Une bombe atomique rouillée, c’est dangereux à cause du tétanos.
5 novembre 2009
proverbe à la con
Par paul le 5 novembre 2009, 08:45
Quand t’as que deux casseroles et une poêle, tu fais plus souvent la vaisselle.
27 octobre 2009
Torturer plus pour gagner plus
Par paul le 27 octobre 2009, 06:01
Travailler va-yé v. tr. (du lat. pop. Tripaliare, torturer avec l’instrument appelé tripalium – V. Travail) Proprem. Et anciennem. Torturer // par extens. Tourmenter, soumettre à une gêne, à une souffrance physique ou morale.
Larousse du XXè siècle. 1933
No comment !
26 octobre 2009
à méditer (enfin moi je trouve)
Par paul le 26 octobre 2009, 06:57
« J’aime beaucoup les gens fêlés parce qu’ils laissent passer la lumière »
Audiard
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y a pas que moi qui cause